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DOSSIER
Communication, relations publiques, lobbying... (1/2)
Trafics d’influences |
Dans
la Rhétorique, Aristote décrivait
déjà
toutes les subtilités de l’art d’influencer l’opinion
publique par la parole. Le philosophe grec n’imaginait sans doute
pas que 2300 ans plus tard, une véritable «industrie
du mensonge» aurait pignon sur rue. Les agences de
relations publiques, cabinets de lobbying et boîtes de com’
ont en effet connu un essor sans précédent au cours de
la seconde moitié du 20e siècle. Aujourd’hui, le
marché mondialisé de la propagande politique et
commerciale ne s’est jamais aussi bien porté. Et la
démocratie, sans doute jamais aussi mal...
Alors
que faire? Aristote préconisait l’enseignement
généralisé
de la rhétorique. Ainsi, les citoyens pourraient distinguer
les différents arguments d’un discours et démasquer
les usages manipulateurs du langage. Les professionnels de la
persuasion savent en effet, mieux que quiconque, que les mots forgent
en grande partie nos représentations du réel. Des
«opérations de lexicologie
esthétique»
bien menées sont dès lors une des clés pour
modifier nos opinions.
A
l’analyse dialectique du discours (politique, médiatique,
publicitaire...), sans doute pas assez encouragée par notre
système éducatif, certains ajoutent l’action. C’est
le cas, par exemple, des militants antipub ou des Yes Men, ces
enfants de Seattle et du réseau Internet qui se sont
donné
pour mission de «rectifier l’identité» de tous
ceux qui essayent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas.
Des
paroles aux actes, des images aux e-mails, d’Aristote aux Yes Men:
Imagine vous convie à une première
incursion en
territoire manipulé. Dans le prochain numéro, nous
examinerons de plus près cette industrie du mensonge: ses
acteurs, ses moyens -souvent inavouables- et ses effets sur l’opinion.

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Guerre des mots,
«spin
doctors» et désinformation
Le cauchemar d’Aristote
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La
rhétorique est une arme redoutable. Aujourd’hui, l’habillage
manipulateur de l’information touche tous les domaines. Au risque
d’entraîner un effondrement du débat démocratique.
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LA PAROLE A L’IMAGE
Bas les masques!
Oui-Oui au pays de l’imposture
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En utilisant les
mêmes
armes que les agences de relations publiques, les Yes Men
s’attaquent aux symboles de la mondialisation libérale. Mais
eux, après leurs «coups», ils tombent
le masque.
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Lisez notre dossier (8
pages) dans le
magazine papier, en kiosque jusque fin juin. Vous
pouvez aussi le commander (nous vous
l’enverrons par la poste) ou l’acheter au format PDF.
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