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[imagine 50] juillet & août 2005


IDÉES

Le «Robin des bois» de la finance

Pour sauver la planète, un ancien courtier de Wall Street veut couler la «World Company» en mariant boycott global et spéculation agressive. Mission impossible?



«Se contenter de boycotter une entreprise ne suffit pas. Il faut profiter des répercussions financières du boycott, ce que les ONG n’ont pas encore fait jusqu’ici.» En sirotant calmement une eau minérale dans une brasserie bruxelloise, Max Keiser, 45 ans, résume la philosophie du projet qui a germé dans sa tête peu après les événements de Seattle, en 1999. Jusque-là, cet ancien courtier de Wall Street, qui vit aujourd’hui de ses rentes, ne s’était jamais passionné que pour les mécanismes complexes de la finance internationale.

Face aux revendications des altermondialistes –auxquelles son neveu l’a sensibilisé–, Keiser a été frappé, dit-il, par le manque de stratégie globale d’un mouvement hétérogène composé d’une myriade de sensibilités, de motivations et d’intérêts. «On estime qu’il y a environ 26.000 ONG sur la planète. Elles totalisent 22 millions d’employés pour un budget global de plus de 1.000 milliards de dollars, analyse-t-il. D’un point de vue économique, c’est énorme. Pourtant, chaque ONG se considère individuellement comme petite, peu puissante et en manque de moyens.»

Collectivement, poursuit Keiser, les «alters» ont pourtant un énorme pouvoir pour transformer le système financier de l’intérieur. Ce pouvoir, il peut s’exprimer par le boycott. Et un boycott, ça ne coûte rien. Comme GNU/Linux et les logiciels libres, qui menacent toute l’industrie du software. Comme les systèmes peer-to-peer d’échange de fichiers sur Internet, qui bouleversent complètement les schémas de l’industrie musicale...

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