ARMEMENT
Les
«Big Three» européens
Trois grands groupes dominent le marché de l’armement en Europe.
Ils se
classent dans le top 10 mondial du secteur. Présentations.
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Né
de la fusion, en 1999, de British Aerospace (BAe) et Marconi
Electronic Systems (filiale défense de General Electric), BAE
Systems couvre tous les secteurs, de la défense militaire
(aérienne, terrienne, maritime et aérospatiale) au
marché de l’aviation civile. Le groupe anglais est l’un
des principaux fournisseurs d’avions de combat (Hawk et Eurofighter
Typhoon), de radars, de missiles d’attaque, d’infrarouges, de
munitions, de matériels d’artillerie, de détecteurs
de composants chimiques et de systèmes de camouflage.
Il détient par ailleurs 20% d’Airbus et emploie plus de
90.000 personnes. BAE Systems, qui fait partie du club très
sélect des prime contractors
(contractants de premier rang) de l’armée étasunienne,
appartient à 45,5% à des investisseurs étrangers.
Jusqu’en jun 2004, selon
une enquête
du Guardian, le groupe
britannique a versé
secrètement, par
l’entremise d’une société-écran basée
dans les îles vierges britanniques (Caraïbes),
plus de deux millions de dollars à l’ex-dictateur chilien
Augusto Pinochet. BAE aurait trempé dans des actes de
corruption, Pinochet ayant été accusé par les
médias chiliens d’avoir reçu des pots-de-vin à
la suite de ventes d’armes.
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Fusion
de Thomson-CSF, Dassault Electronique, Sextant, Crouzet, Racal, etc.,
ce groupe français, rebaptisé Thales en 2000, fabrique
des équipements et des systèmes électroniques
utilisés par tous les corps des armées modernes (terre,
mer, air et espace). Le groupe est implanté dans plus de 30
pays et compte 60.000 employés. Il occupe la troisième
place mondiale dans l’avionique (électronique du cockpit,
communication, surveillance) et est le numéro deux mondial de la
simulation et l’entraînement au vol. Spécialiste de la
guerre «info-centrée», il a développé
des systèmes de communication en réseau, de guidage de
missiles, etc. Un des leaders mondiaux du positionnement par GPS
(trafic routier et ferroviaire), il est associé au programme
européen Galileo. L’Etat
français contrôle encore 31,3% du groupe et les
investisseurs institutionnels 38,6% (dont 21,6% français et
17% étrangers).
Thomson-CSF
a défrayé la chronique, fin des années 90, suite
à une affaire
de corruption liée
à la vente de frégates militaires, en 1991, par la
France à Taiwan.
EADS
(European Aeronautic Defence and Space company) est né en 2000
de la fusion de l’allemand Daimler Chrysler Aerospace AG, du
français Aérospatiale Matra et de l’espagnol CASA.
EADS, c’est d’abord Airbus, dont le groupe détient 80% des
parts. C’est également Eurocopter (filiale à 100%)
qui produit les hélicoptères de combat Tigre. EADS
fabrique aussi des avions de transport militaire, des avions de
chasse (l’Eurofighter) et est le deuxième fabricant mondial
de missiles. Egalement impliqué dans le programme Ariane et le
projet Galileo, EADS emploie 110.000 personnes sur plus de 70 sites
de production. Tiré par Airbus et sa division Défense,
il a enregistré un résultat opérationnel de 1,54
milliard d’euros pour les six premiers mois de l’année,
soit une hausse de 57% par rapport au premier semestre 2004 (979
millions).
L’Etat français (via SOGEADE) détient environ 15%
d’EADS. Le tiers du capital du groupe appartient à des
actionnaires anonymes.
David Leloup
Cet article est un prolongement de l’article
original (3
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