EN COUVERTURE
Libérer
l’emploi!
Un beau défi pour dynamiser l’Etat
social: offrir la liberté sans l’angoisse du lendemain…
Il fut un temps –que les moins de vingt ans…–
où
sécurité et stabilité étaient deux termes
qui s’accordaient avec emploi. Le but réaliste de tout
travailleur était alors celui-là: parvenir à
obtenir un emploi stable, un contrat à durée
indéterminée, à plein temps. Et s’il
commençait petit, l’entreprise lui permettait de grimper et
récompensait son dévouement. Mais depuis quelques
années, les chemins
vers l’emploi se sont
diversifiés à toute allure. Les CDI (contrats à
durée indéterminée) ne sont plus qu’une forme de
contrat parmi d’autres, entre intérims, temps partiels, CDD
(contrats à durée déterminée), etc.
On peut
aujourd’hui tracer un schéma simple: aux hommes «dans la
fleur de l’âge» la majorité des emplois à
temps complet et à durée indéterminée, aux
femmes et aux jeunes les temps partiels et les contrats
précaires… Le trait est évidemment grossier mais
réel. «Cependant, si
ça continue ainsi, commente
Hélène Van De Schoor, conseillère du
président de la FGTB, les
hommes eux aussi seront touchés.»
Faudra-t-il
attendre que ce soit le cas pour que
notre
société apprenne plus largement à mieux
gérer nos différents moments de vie –formation, travail,
non-travail, parentalité, bénévolat, besoin d’une
pause– et fasse en sorte que nos existences plus chaotiques et
décousues ne soient pas synonymes d’insécurité et
de précarisation?
- Affronter
la souffrance au travail et l’insécurité permanente
- Le chômage
peut être vaincu: la preuve par le Danemark
- Pour quels contrats
se battre?
- Et si la
sécurité sociale n’était plus liée à
l’emploi?
- L’allocation
universelle, pour plus de liberté
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