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ONU
Tour d’horizon d’une
réformette

Indispensable
et
décevante, l’Organisation des Nations unies détermine
le quotidien de pans entiers de l’humanité. Sa réforme
était réclamée par tous, les mouvements sociaux en
tête. Le big bang attendu s’est traduit en tièdes
aménagements.
La fin de la guerre froide n’a pas abouti à une ère de
paix. Le Rwanda a perdu 700.000 des siens durant le génocide.
Les USA font la guerre en Afghanistan et en Irak, la France en
Côte d’Ivoire et l’ONU est engagée dans 16
opérations de maintien de la paix. Pendant ce temps, la menace
terroriste s’accentue et les catastrophes naturelles doublent le nombre
de leurs victimes.
Figée dans ses règles fondatrices, l’Organisation des
Nations unies peine à relever ces nouveaux défis.
Soixante ans, c’est un bel âge pour une réforme en
profondeur.
A l’origine, un constat commun: les guerres et le terrorisme sont
liés à la pauvreté. Une dynamique de
développement devrait donc faire refluer les violences. Les pays
riches doivent ouvrir plus largement leur portefeuille pour faire
reculer la pauvreté et, en échange, les pays du Sud
marqueront des avancées sur les questions de démocratie
et de droits humains. De ce donnant-donnant, un nouveau monde
émergera, plus juste, plus paisible. C’est ce que juraient les
160 chefs d’Etat et de gouvernements participant au sommet sur la
réforme de l’ONU, le 16 septembre dernier...
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