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[imagine 52] novembre & décembre 2005


SCIENCES

Méditer modifierait le cerveau...



«Méditez, méditez, il en restera toujours quelque chose!»
Telle pourrait être la maxime commune du Dalaï-lama et des meilleurs spécialistes du cerveau. Car cultiver la «zen attitude» semble bien modifier durablement la structure et le fonctionnement de notre précieux organe...


Lentement, mais sûrement, les résultats scientifiques s’accumulent. La première étude expérimentale vraiment sérieuse à scruter la nature des états méditatifs a été publiée à l’automne 2004 dans les prestigieux Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) (1). Téléchargé plus de 150.000 fois, l’article signé par l’équipe de Richie Davidson de l’université du Wisconsin, à Madison, figure un an plus tard à la cinquième place du panthéon des articles les plus lus sur le site Internet de la revue.
«Jusque-là, les scientifiques qui s’intéressaient à ces questions étaient un peu marginaux et leurs études souvent bancales sur le plan méthodologique», explique Matthieu Ricard, docteur en biologie moléculaire, moine bouddhiste depuis 1978 et cosignataire de l’article. De plus, le type de méditation étudiée dégageait un fort parfum «New Age» pas très en odeur de sainteté auprès des éminences tant scientifiques que bouddhistes. «Aujourd’hui le vent a tourné, poursuit Matthieu Ricard. Les meilleurs spécialistes des neurosciences travaillent avec les meilleurs méditants – des lamas tibétains qui ont entre 10.000 et 50.000 heures de méditation derrière eux –, en utilisant des outils d’investigation à la pointe de la technologie»...

(1) «Long-term meditators self-induce high-amplitude gamma synchrony during mental practice».





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