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Ecologie
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Société


[imagine 54]  mars & avril 2006


EN COUVERTURE


Ils sont parmi nous. Ils viennent d’une autre planète économique. Ils bousculent notre rapport au travail et à nous-mêmes. «Ils», ce sont les nouveaux entrepreneurs de l’économie sociale. Entre les secteurs public et privé classiques, ils répondent à de nouveaux besoins qui émergent de la société. Imagine les a rencontrés. Deux hommes, deux femmes, ainsi qu’un pionnier et un expert.


Quel est le point commun entre les Pharmacies Populaires, le bancassureur Ethias et le miel Maya? Réponse: ce sont trois acteurs de l’économie sociale en Belgique, un secteur en expansion mais qui souffre paradoxalement d’un déficit d’image. Et pourtant! L’économie sociale, c’est 375 000 emplois – soit plus de 10% de l’emploi salarié – et environ 5% de notre PIB
(1). Concrètement, il s’agit d’entreprises dont l’objectif premier n’est pas le profit. Elles ont été avant tout créées pour répondre à des besoins sociaux peu ou pas satisfaits par les entreprises capitalistes ou par l’Etat. C’est pour cette raison qu’on les regroupe souvent sous l’étiquette de «tiers secteur». Celui-ci n’est cependant pas séparé des deux autres par des frontières nettes et étanches. Mais sa dynamique propre, qui repose sur l’autonomie de gestion, la participation des travailleurs et la primauté de ceux-ci sur le capital, est suffisamment originale pour ne pas être confondue avec les logiques du public ou du privé. Cette dynamique prend d’ailleurs des formes juridiques particulières: coopérative, mutuelle ou association. C’est le cas, respectivement, des Pharmacies Populaires, d’Ethias et de la structure qui commercialise le miel Maya. En Belgique, plus de 90% de l’économie sociale sont représentés par les associations (2). (...)

Et aussi:

Reine Marcelis, Centre coordonné de l’enfance (Châtelet)
Reine du décalage horaire

Bernard Goffinet, CF2M (Bruxelles)
Des souris et des hommes

Anne Coppieters, Citizen Dream (Bruxelles)
Le rêve d’Anne

Claude Berg, La Lorraine (Arlon)
Le handicap, moteur économique

Alain Hubert
Le pionnier


Jacques Defourny, professeur d’économie (ULg)
«Des emplois non délocalisables»



(1) 14 % de l’emploi et 8 % du PIB si l’on prend en compte les salariés de l’enseignement libre, rassemblés sous la forme d’ASBL.
(2) ASBL, mais aussi associations de fait, AISBL (ASBL internationales) et fondations d’utilité publique.

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