Comment se fait-il que la majorité des gens considèrent l’écologie comme une bonne chose mais
rechignent pourtant à adopter des comportements écologiques ? L’être humain est complexe : il ne suffit pas qu’il considère que des comportements soient bénéfiques pour qu’il les adopte. Quiconque fume ou a fumé comprendra… La psychologie expérimentale, qui étudie les comportements humains
et les facteurs qui les sous-tendent, peut apporter une aide précieuse pour contribuer à renverser
cette tendance à l’immobilisme.
Réduire notre impact négatif sur
l’environnement et aboutir à un
développement soutenable sont
des objectifs qui ne peuvent être
atteints que si chacun de nous
modifie ses comportements.
Malheureusement, bien que la majorité des
gens jugent que le développement durable et
l’écologie sont des choses positives, beaucoup
sont réticents à modifier certains de leurs
comportements. Ainsi, certains peuvent affirmer
qu’ils sont en faveur des comportements
écologiques… tout en roulant en 4 x 4.
Les gouvernements et les associations multiplient
les campagnes visant à promouvoir la
consommation durable et le respect de l’environnement.
Néanmoins, leurs effets sont relativement
limités. Pour être efficaces et amener
les individus à changer leurs comportements,
les campagnes doivent actionner les bons
leviers psychologiques et réduire les facteurs
qui empêchent l’adoption des comportements
écologiques.
Sous la direction du professeur
Benoît Dardenne, des chercheurs de l’unité
de psychologie sociale de l’université de
Liège, en collaboration avec des chercheurs
en marketing de la katholieke universiteit
Leuven et d’associations environnementales
travaillant sur le terrain (Ecolife et Espace-Environnement), effectuent des recherches
pour découvrir les leviers et les inhibiteurs
sociopsychologiques qui induisent ou au
contraire bloquent l’adoption de comportements
écologiques. Ce travail vise aussi à
déterminer comment utiliser au mieux les
découvertes qui seront faites dans des campagnes
en faveur du respect de l’environnement.
Ce projet de recherche, subventionné par le
Belgian science policy, s’étale sur quatre ans.
Bien qu’il n’en soit qu’à mi-chemin, il a déjà
abouti à des découvertes intéressantes qui, si
elles se confirment, pourront être utilisées pour
développer des campagnes plus efficaces.
(...)
Lire également l’article précédent ECOLOGIE & PSY (1)
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