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(Encore un peu de) nucléaire ? Non merci !

Pourvu que l’on dépasse la propagande, le lobbying intensif et les pathétiques retournements de vestes, il n’y a pas de raison objective de revenir sur la loi de sortie du nucléaire en Belgique.

Le 31 janvier 2003, à l’initiative de la coalition « arc-enciel  » réunissant libéraux, socialistes et écologistes, la Belgique se dotait d’une loi programmant l’abandon progressif du nucléaire. Le texte stipulait que les sept réacteurs opérationnels dans le pays seraient mis définitivement à l’arrêt après quatre décennies de fonctionnement. Pour les plus anciens, l’échéance se situait en 2015, les fermetures suivantes intervenant entre 2022 et 2025.

On peut affirmer sans risquer le procès d’intention que parmi ceux qui votèrent cette loi, certains étaient bien décidés à ce qu’elle ne soit pas mise en œuvre. Ils étaient d’autant plus sûrs de leur fait qu’une clause prévoyait explicitement qu’en cas de « force majeure » cette sortie du nucléaire pourraient être remise en question – admirons au passage le caractère aussi flou qu’impérieux de la formule, puisque la loi pourrait être modifiée par simple arrêté ministériel. Et comme le hasard fait bien les choses, les années suivantes fournirent maints prétextes pour brandir ce joker.

Il y eut tout d’abord l’envolée du prix des produits pétroliers et du gaz, qui valut au nucléaire d’être promu garant d’une énergie abondante et abordable. Puis ce fut l’émergence de la problématique climatique. L’impact des gaz à effet de serre sur le réchauffement global de la planète s’imposa comme une réalité incontestable, exigeant une réduction drastique des émissions de CO2. Là encore, le nucléaire fut érigé en sauveur, vanté comme une énergie propre sans laquelle la lutte contre les changements climatiques serait perdue d’avance.

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