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L’arbre, avenir de l’agriculture wallonne - dossier

Les Wallons sont 200 au km², soit le double de la densité européenne moyenne. En 2050, cette densité élevée devrait passer à 224 habitants au km². Surpeuplée, comme le monde de demain, cette région peut aujourd’hui produire pour nourrir tous ses habitants. Mais le pourra-t-elle encore longtemps ?

Riche des « meilleures terres du monde », d’eau en abondance et d’un climat clément, la Wallonie est, d’un point de vue agricole, une corne d’abondance qui se déverse sur Bruxelles et sur la Flandre. Exploitée selon des méthodes productivistes à tout crin, qui ne prennent pas en compte l’érosion et la vie des sols, ainsi que la diminution de la biodiversité, cette richesse est aujourd’hui sérieusement menacée. La Wallonie dispose pourtant, notamment avec ses forêts, de tout ce qu’il faut pour installer un modèle agricole équilibré, apte à relever les défis de notre époque : nourrir le monde, sainement et durablement. Pourvu que des techniques agricoles avancées, tenant compte des cycles du vivant, soient mises en œuvre rapidement. Parmi ces méthodes d’avenir : l’agroforestrie, qui associe délibérément les arbres, les arbustes et les haies aux cultures et à la production animale pour atteindre une sorte d’optimum d’exploitation de la terre en préservant la durabilité des ressources naturelles.

Elle a tout d’un éden... oui mais !

Des menaces graves pèsent sur la zone wallonne de production agricole intensive : diminution de la biodiversité, pollution des nappes phréatiques et érosion des terres. Des contraintes légales, de plus en plus axées sur l’environnement, orientent l’agriculture européenne. Sont-elles suffisamment cohérentes pour la mener à la durabilité souhaitée par tous ? Une vision cloisonnée de ces problématiques semble aujourd’hui nous pousser à des choix difficiles. Mais l’espoir pointe à l’horizon : de nouvelles techniques pourraient réconcilier l’agriculture, la vie sauvage, l’eau et le sol. Et, contre toute attente, c’est l’arbre qui vient au secours des champs de demain.
Nos choix présents influencent ce qu’il y aura demain dans l’assiette de nos enfants. Aujourd’hui, l’agriculture mondiale produit assez de calories pour nourrir tout le monde. Le hic est que 800 millions de pauvres n’ont pas assez d’argent pour pouvoir acheter cette nourriture. En 2050, comment ferons-nous pour nourrir 50% d’êtres humains supplémentaires ? Les Chinois et les Indiens se contenteront-ils de manger du poulet ? Les Européens voudront-ils toujours des agrocarburants pour faire rouler leurs voitures ? Avec une bonne dose d’optimisme, on pourrait se dire que lorsqu’un choix moral s’imposera, on ne remplira pas les réservoirs de nos voitures ou les mangeoires de nos vaches d’aliments qui sont une question de vie ou de mort pour les enfants du Sud. Ce serait oublier qu’on le fait déjà.

(...)

Analyse des facteurs d’adoption ou de rejets de l’agroforesterie dans le cadre d’un projet en région wallonne (Audit agroforestier à la ferme réalisé sur le territoire du GAL « Pays des Condruses »

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