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L’écovillage, un modèle pour vivre ensemble à l’avenir ?

Le mouvement des écovillages peut apporter des solutions à de nombreux problèmes de société. Pour mettre en œuvre cet énorme potentiel, il doit prendre une ampleur sociétale, c’est-à-dire à passer de la marge à la norme.

Les écovillages sont des exemples concrets de la possibilité d’adopter un mode de vie « soutenable » aussi bien dans les campagnes qu’en zone urbaine. Ils témoignent de la possibilité d’alternatives pratiques au système dominant, dans les domaines de l’habitat, de l’alimentation, de l’approvisionnement énergétique, etc. Ils témoignent également d’un changement plus vaste dans la conception de la vie humaine, du vivre ensemble, du rapport à la nature. L’écovillage présente potentiellement une solution concrète à différents problèmes de société, notamment écologiques et sociaux.

Une volonté de « reliance »

Le concept d’écovillage voit le jour au début des années 90, sous la plume de Ross et Hildur Jackson (fondateurs de Gaia Trust, au Danemark), en réponse aux objectifs énoncés par l’Agenda 21. Il naît de la fusion entre les termes « écologie » et « village », pour désigner un ensemble d’initiatives d’éco-habitat. La spécificité des écovillages réside dans leur capacité à servir d’exemples concrets de communautés viables, reproductibles autant en zone urbaine que rurale, pour différents types d’habitats, de climats, de cultures. Les écovillages se présentent comme une réponse pratique aux problèmes de dégradation de notre environnement écologique, social et spirituel. Ils visent l’insertion consciente des activités humaines dans leur écosystème et la reconstitution d’un tissu social convivial qui dépasse les écueils de l’individualisme ambiant et encourage une diminution des écarts sociaux. Ils peuvent être vu également comme une réponse à la question du vide de sens qui caractérise la société dite postmoderne à travers leur volonté d’oeuvrer à davantage de « reliance » à soi-même, aux autres et à la nature [1].
Le caractère « reproductible » de l’écovillage ne doit pas être compris comme l’universalisation d’un modèle unique (sur le mode de la production industrielle), mais plutôt comme la réappropriation toujours singulière et locale d’un ensemble d’objectifs clefs qui en constituent l’horizon. C’est par rapport à ces objectifs que se pose la question de la portée universelle de l’écovillage.

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[1Le concept de reliance exprime le troisième terme d’un processus dont les deux premiers sont le « lien » (fusionnel, étouffant, rassurant) et la « déliance » (séparation, libération, isolement). La reliance renvoie à l’idée de renouer des liens sur le sol d’une séparation. Cf. Voyage au coeur des sciences humaines : de la reliance, tomes I et II, Marcel Bolle de Bal, L’Harmattan, 1996.

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