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Cinéma d’auteur

DVD, vidéo à la demande, films en 3D, téléchargement sur Internet, films sur téléphones portables, projections numériques… Nos façons de vivre le cinéma changent. Mais dans ce grand chambardement technologique, que deviennent les salles qui projettent, soutiennent et font vivre le cinéma d’auteur ?

Le voir encore !

Cela pourrait être une bonne nouvelle  : de plus en plus de films se tournent dans le monde – 878 fictions européennes en 2008, année record. L’Europe, par le biais du programme MEDIA ou du fonds Eurimage  [1], donne un sérieux coup de pouce à la production et à la diffusion de ses films. A travers des systèmes de financement tels que le tax shelter [2], les pays européens tentent aussi de développer leur industrie cinématographique.
Du côté du cinéma d’art et d’essai, « des foyers de créativité surgissent à tout moment dans le monde, se réjouit Michel Reilhac, directeur d’Arte France Cinéma  [3]. Israël par exemple est pour le moment incroyablement prolifique, la situation sociale complexe nourrissant les histoires. Mais de nouveaux cinéastes intéressants émergent aussi en Hongrie, et la production explose aux Philippines ces dernières années… » Difficile d’en déterminer les raisons – en Hongrie, c’est un professeur qui a fait école –, mais la démocratisation des outils n’est sans doute pas sans incidence, ainsi que le soutien des producteurs allemands, français ou belges. « Beaucoup de films n’existeraient pas sans eux, poursuit Michel Reilhac, cette ouverture aux autres est une grande qualité – à opposer d’ailleurs à nos régimes politiques qui se ferment de plus en plus. »

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<td style="vertical-align: top; background-color: rgb(256, 256, 256);"><font style="font-weight: bold;" face="Verdana, sans-serif">Lire cet article (4 pages) dans le magazine papier disponible chez votre libraire. Vous pouvez aussi le commander par courriel (nous vous l’enverrons par la poste, voir tarif ici) ou l’acheter au format PDF (3 euros).

[1Le programme MEDIA de l’Union européenne, offre des aides au développement et à la diffusion de films européens : ec.europa.eu/information_society/ media/index_fr.htm. Eurimages, fonds du Conseil de l’Europe, finance lui des coproductions européennes de coproducteurs issus d’au moins deux pays membres différents. www.coe.int/t/dg4/eurimages/default_FR.asp ?

[2Le tax shelter est, en Belgique, un incitant fiscal qui encourage la production d’œuvres audiovisuelles et cinématographiques. Il permet aux sociétés de droit belge qui souhaitent soutenir la production audiovisuelle de jouir d’une exonération de leurs bénéfices imposables à concurrence de 150% des sommes effectivement versées.

[3Filiale de la chaîne Arte, elle coproduit une vingtaine de longs métrages par an.

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