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Le boom mutualiste africain

La santé coûte cher. Chez nous les mutuelles aident les patients à régler leurs factures. Et en Afrique ? C’est la même chose. Les populations s’affilient volontairement à une mutuelle pour se couvrir en cas de maladie. Le secteur a connu un véritable boom voici dix ans. Aujourd’hui, il cherche à se consolider.

La première assurance-santé est une jeune chèvre mise à l’engraissement. Arrivé à l’âge adulte, l’animal donnera du lait, et si par malheur ses propriétaires sont touchés par la maladie, ils pourront revendre l’animal pour couvrir leurs frais médicaux. Ce système a cependant ses limites. Il faut déjà avoir une chèvre, et le montant des soins est limité par la valeur de l’animal. En matière d’accès aux soins de santé, rien ne vaut une bonne mutuelle. Une collectivité de cotisants peut aisément couvrir les frais de santé de l’un de ses membres. Et comme tout le monde ne tombe pas malade en même temps, la pérennité de la mutualité est assurée. En Europe, le système mutualiste existe depuis 150 ans. Il est même devenu obligatoire et couvre travailleurs et inactifs.
En Afrique, les mutuelles sont apparues voici une quinzaine d’années. Depuis l’an 2000, elles connaissent un véritable boom avec le triplement de leur nombre en trois ans dans la partie francophone du continent. Selon la Concertation, un organisme chargé de faciliter le développement des mutuelles dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest, 76 mutuelles fonctionnaient en 1997. Six ans plus tard, en 2003, date du dernier recensement, leur nombre avait bondi à 366 et 220 autres étaient en projet ou en gestation.

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