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A la recherche de l’Homme européen... - dossier

En 2007, le traité de Lisbonne reconnaissait le rôle clé joué par les jeunes dans le processus d’intégration européenne. Mobilité, ouverture au pluralisme culturel et identité qui se joue des frontières nationales : sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’une eurogénération ?

Une eurogénération en train de naître ?

Mana, la trentaine, est installée à Bruxelles depuis plusieurs années. Française d’origine iranienne, elle est active dans l’équipe bruxelloise de Café Babel, un journal en ligne qui se présente comme « le premier magazine européen ». Traduit en six langues (français, polonais, italien, allemand, espagnol, anglais), il compte près de 1.500 contributeurs volontaires répartis dans vingt pays [1] . « Café Babel, c’est un Polonais qui peut lire dans sa propre langue un article écrit par un journaliste qui vit au fin fond de l’Andalousie, sur un sujet qui les préoccupe tous deux, par exemple l’emploi. Café Babel parle de tout ce qui fait l’Europe au quotidien. Notre volonté est de créer une opinion publique européenne, car il est évident que beaucoup de questions actuelles, comme l’environnement ou la défense des droits des travailleurs, doivent aujourd’hui être pensées à cette échelle. »
Fait révélateur, le magazine, créé en 2001 par deux étudiants Erasmus, se réclame de l’« eurogénération  ». « L’eurogénération, ce sont tous ces jeunes pour qui l’Europe est une réalité quotidienne, raconte Mana. Ils ont fait plusieurs expériences à l’étranger, des voyages, des études, et ils n’ont pas peur d’aller travailler six mois dans un autre pays de l’Union. Ils ont entre 18 et 40 ans, ce qui correspond à la tranche d’âge des étudiants qui ont bénéficié du programme Erasmus, élément fondateur de cette génération européenne. » Plus sensibilisée à la dimension européenne, cette génération serait appelée, à l’avenir, à se retrouver à des postes clés. Mana imagine ainsi très bien deux ministres européens ayant fait un Erasmus ensemble vingt ans auparavant. Autre caractéristique de l’eurogénération : elle ne définit plus son identité en fonction de sa nationalité. « Le pays d’origine détermine certains goûts, certaines traditions qui apportent une information supplémentaire mais qui n’est pas essentielle. Avant d’être française, je me sens surtout européenne. »
Et de préciser qu’il existe aussi une autre eurogénération : celle qui a connu la guerre et qui a voulu l’Europe pour qu’elle ne se reproduise plus.

(...)

Et aussi :

- Pour moi, l’Europe c’est...
Imagine a demandé à des habitants des 27 pays de l’UE ce que l’Europe signifiait pour eux. De façon unanime, ils s’enthousiasment pour l’ouverture à la diversité culturelle, les échanges, les frontières ouvertes, qui permettent de circuler librement. Mais désapprouvent l’Europe forteresse et la politique vis-à-vis des immigrés, la bureaucratie galopante et un projet jugé trop économique. Ils craignent aussi l’uniformisation et la perte des identités culturelles. L’expérience et les ancrages géographiques de chacun composent une mosaïque de témoignages diversifiés, à découvrir à travers ce petit tour d’Europe.
Lire les témoignages (texte intégral)

- « 2020 » : croissance, ô mon mirage !
Même s’ils parlent à présent de croissance « intelligente, durable et inclusive », les Etats membres de l’Union refusent de réfléchir à un modèle économique alternatif à la croissance. La « prospérité sans croissance », ce sera pour plus tard…

(...)

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