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Fonds spéculatifs

La nourriture n’est pas un jeu !

Les fonds spéculatifs jouent avec les denrées alimentaires ! L’intrusion des spéculateurs dans ce secteur particulier déstabilise les marchés et entraîne les prix brutalement à la hausse ou à la baisse. Au final, producteurs et consommateurs trinquent, particulièrement au Sud. Or il est possible d’évacuer les spéculateurs des marchés de denrées alimentaires. C’est même une nécessité, si l’on veut nourrir la planète.

« Il existe une mainmise considérable des banques sur le pétrole et les matières premières agricoles, constate Bertrand Munier, chef économiste de Momagri, think tank français qui milite pour une régulation des marchés des produits alimentaires. On n’a pas la preuve absolue de ce jeu spéculatif, mais c’est comme une enquête policière, il y a tellement d’indices concordants que le doute n’est guère permis. »
La spéculation sur les produits agricoles existe depuis la nuit des temps. Elle sert essentiellement à préfinancer les récoltes à venir. Et pourquoi pas, si l’agriculteur y trouve les moyens de lancer sa prochaine saison ? (Lire l’encadré ci-contre) Mais depuis une dizaine d’années, la financiarisation du secteur agricole a pris des proportions affolantes. Selon Bertrand Munier, la banque Goldman Sachs fut la première à débouler sur ces marchés en 2001. Les analystes de la banque la plus rentable de Wall Street avaient remarqué que les cours des matières premières évoluaient de manière inverse aux cours boursiers. Quand les premières montent, les seconds baissent mécaniquement, la hausse du prix des intrants réduisant les perspectives de croissance industrielle. Goldman Sachs commença donc à prendre systématiquement des positions afin de couvrir les risques de ses portefeuilles d’actions.

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