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Equateur

Rompre avec la « malédiction de l’abondance »

L’Equateur est à la recherche d’un autre modèle de développement. Guidé par la philosophie quechua du « bien-vivre », le pays, doté d’importantes richesses minières et d’une biodiversité parmi les plus importantes au monde, a récemment adopté une constitution des plus progressistes en matière de respect de la nature. Autre initiative remarquable : l’Equateur a renoncé à l’extraction du pétrole brut dans une zone protégée de l’Amazonie… pourvu que la communauté internationale verse plusieurs milliards de dollars au nom du principe de coresponsabilité face à la crise environnementale. Et ce pari semble marcher ! Voici l’histoire d’un pays en quête d’un meilleur avenir.

« L’Equateur est un pays complètement tributaire de ses ressources naturelles. Depuis des décennies, nous exploitons la banane, le cacao, le bois, les fleurs, les crevettes, le pétrole… En continuant sur cette voie, nous aurons bientôt exporté toute notre nature ! Sommes-nous pour autant développés ? 60 % des Equatoriens vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Pourtant, une chose est certaine : cette économie a mis notre terre en péril. » Alberto Acosta, économiste de formation, ex-ministre de l’Energie et des Mines, est l’un des chefs de file de l’écologie en Equateur. Dans son livre La maldición de la abundancia (La malédiction de l’abondance) [1], il défend la thèse qu’un pays dépendant des rentes de la nature n’accèdera jamais à un développement durable. « A l’inverse, regardez le Japon, c’est un pays qui n’exporte aucune ressource naturelle et qui affiche l’un des développements socio-économiques les plus importants du monde. »
Alberto Acosta était, en 2008, président de l’Assemblée constituante de l’Equateur. Guidé par la philosophie quechua du Buen vivir, le « bien-vivre », il a doté son pays d’une constitution des plus progressistes en matière de respect de la nature, où la Pachamama, la Terre Mère, est un sujet de droit au même titre que l’homme.

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[1Ediciones Abya-Yala, Quito, 2009.

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