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Poubelle, ma belle... - dossier

Des déchets, nous en avons tous des sacs pleins à la maison… Nous les trions volontiers, puis les déposons sur le trottoir ou dans une déchetterie, sans plus guère y penser. Pourtant, derrière cette anodine poubelle, se cache tout un univers ! On peut y voir le reflet de notre vie, de notre mode de consommation, de nos convictions parfois. On y trouve des ressources gigantesques, souvent valorisables, des réductions de CO2 potentiellement énormes. S’y cachent notre économie, notre gestion publique… Imagine vous invite à un petit tour du propriétaire. Histoire de regarder, demain, votre poubelle d’un autre œil.

Comment produire en limitant les déchets ?
Une seule solution, la prévention !

Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas. Une évidence, mais qui va à l’encontre de notre société de consommation. Et si l’on changeait ?

Une demi-tonne. Voilà à peu près ce que pèse la poubelle annuelle de l’Européen moyen… Difficile de ne pas trouver cela absurde ! Car cette demi-tonne, il va bien entendu falloir la traiter, au pire l’enfouir ou la brûler (et polluer les sols et l’air), au mieux la recycler (au prix d’une nouvelle consommation d’énergie). Cette énorme poubelle ne s’alourdit certes plus depuis les années 2000, signe d’un léger décrochage entre croissance économique et production de déchets, mais elle ne s’allège pas non plus [1].
Le premier combat à mener est évident : il faut réduire autant que possible notre production de déchets. D’autant plus que, derrière cette poubelle, se cache une montagne de ressources : 60 kg pour produire l’équivalent d’un caddie de 7 kg de denrées diverses [2]. Chacun des produits que nous utilisons génère ainsi un « sac à dos écologique  » : celui d’un kilo de cuivre sera de 15 kg, tandis que celui d’un ordinateur portable de 2,8 kg pèsera 434 kg [3]...

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Une journée « minimum déchets »

Diminuer sa production de déchets a ceci de formidable que nous pouvons agir au quotidien ! Une multitude de gestes, parfois très simples, sont à notre portée… Quelques exemples au fil d’une journée type - et idéale !

7:00 Le réveil sonne
Il est branché sur secteur, pour éviter la consommation de piles, et je le possède depuis de nombreuses années. Tant qu’il remplit son rôle, je le garde, pas la peine d’acheter un modèle dernier cri. Lorsqu’il sera vraiment devenu inutilisable, je le porterai dans un parc à conteneurs, pour qu’il soit recyclé.

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Les progès de la politique de gestion des déchets
De l’enfouissement au recyclage

En attendant que la quantité de nos déchets se réduise et que leur qualité augmente, il faut bien traiter - et traiter bien - ceux que nous produisons encore abondamment aujourd’hui. les options choisies vont peu à peu vers une amélioration.

Entre décharge, incinérateur, recyclage ou réemploi, la palette des solutions possibles est large, et les priorités ont heureusement évolué, l’obligation d’appliquer la hiérarchie européenne (prévention, préparation en vue du réemploi, recyclage, autre valorisation, élimination) portant peu à peu ses fruits.

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Emballages pas emballants

Symboliques de notre société de consommation, les emballages, s’ils deviennent plus légers, sont toujours plus nombreux. Halte-là ?

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Encombrants, appareils électriques et électroniques
La « seconde main » : une façon de tendre la main...

Que faisons-nous de nos vieux meubles et ordinateurs ? C’est flou !

Au-delà des sacs poubelles, nous jetons aussi une quantité d’autres choses : vieux frigos, tables bancales, téléphones portables ou appareils électriques ou électroniques en tous genres… Des objets dont la fabrication a souvent nécessité beaucoup d’énergie et de travail, des objets dont les composants sont parfois dangereux aussi. Eviter qu’ils ne disparaissent dans une décharge ou un incinérateur est évidemment capital.
Dans le cas des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques), une obligation de reprise a été instaurée. Vous avez certainement déjà vu la mention « Recupel » en bas d’une facture, lors de l’achat d’un lave-linge ou d’un ordinateur.

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Recyclage
Des déchets à la « matière secondaire »

Le recyclage est aujourd’hui reconnu comme nécessaire et capital. C’est à présent un secteur où fleurissent les innovations, pour creuser toujours plus dans nos gisements personnels – ceux des déchets de la consommation et de la production.

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Organiques
Les déchets chics


Près de la moitié de nos poubelles est composée de déchets organiques. Sortons-les de là !

C’est une évidence à laquelle se rendent de plus en plus d’entre nous et de plus en plus d’intercommunales, heureusement : brûler des épluchures de légumes, de fruits ou des tontes de jardin, c’est absurde. Surtout lorsque l’on sait que cette matière peut nous fournir du compost ou de l’énergie… Plusieurs formules sont possibles. La plus simple est celle du compostage à domicile : très peu coûteux, il relève de la prévention puisque cette matière organique n’aura même pas à être prise en charge par la collectivité.

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Mieux valoriser des déchets industriels

Comment mieux récupérer et valoriser les déchets industriels, actuellement gérés par les lois du marché et la réglementation ? Des progrès sont possibles, comme le démontre le secteur de la construction.

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Lire ce dossier (16 pages) dans le magazine papier disponible chez votre libraire. Vous pouvez aussi le commander par courriel (nous vous l’enverrons par la poste, voir tarif ici) ou l’acheter au format PDF (3 euros).

[1A l’exception de la baisse due à la crise économique, en 2008, où le couplage entre activité économique et production de déchets a fonctionné.

[2Friends of the Earth, Overconsumption, septembre 2009.

[3Rapport du Cniid, L’obsolescence programmée, septembre 2010.

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