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Que mangerons-nous demain ? - dossier

Que mangerons-nous demain ? D’ici 2050, la population devrait grimper de sept à neuf milliards d’êtres humains. L’agriculture devra donc nourrir deux milliards de bouches supplémentaires, en plus du milliard de mal-nourris aujourd’hui. Tout en affrontant le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources énergétiques bon marché. Un sacré défi ! On le constate, l’agriculture de demain ne réclamera pas seulement des bras, elle demandera aussi beaucoup d’imagination !


A LIRE : ligne du temps sur l’évolution de notre assiette

Chacun a sa vision de l’assiette de demain. Les économistes libéraux prévoient plutôt une progression de la nourriture carnée, poussée par la demande des pays émergents. Le phénomène est déjà sensible aujourd’hui. Mais, rétorquent les agronomes d’avant-garde, l’élevage détourne de l’alimentation humaine la moitié des céréales produites dans le monde. Comment croire que l’on parviendra à élargir le cheptel mondial sans priver de nourriture une partie de l’humanité ? D’autant que les changements climatiques sont déjà à l’œuvre. Lors du dernier été, l’Argentine, l’Australie et l’Ukraine, grands producteurs de céréales, ont souffert de la sécheresse. Deux autres géants, la Russie et le Kazakhstan, ont même dû combattre les gigantesques incendies favorisés par les vagues de chaleur. Résultat : le prix des céréales explose. En outre, la sécheresse nécessite d’abondants prélèvements d’eau destinée normalement à l’irrigation. L’eau se raréfie, surtout au Moyen-Orient et en Asie du Sud. La moitié de l’humanité vit désormais dans des pays dont les nappes phréatiques sont en baisse. Les vents desséchants, conjugués aux labours trop profonds et à l’absence fréquente de toute protection végétale, donnent à la terre des allures de corps décharné. Un tiers des surfaces cultivables du monde perdent en effet leur couche arable plus vite qu’elles ne la reconstituent. De plus en plus de terres échappent aussi aux cultures destinées à l’alimentation. La production d’agrocarburants occupait 4 % des terres arables en 2007, quelque 6 % aujourd’hui, et combien demain ?

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