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Belgique - Congo

Les migrants solidaires

325 milliards de dollars. C’est, selon la Banque mondiale, le montant que les travailleurs migrants du monde entier auraient envoyé vers les pays en développement au cours de l’année 2010. Ce sont souvent de petits coups de pouce financiers à la famille, pour scolariser un enfant, faire face à une urgence médicale ou même acheter une maison. Ces versements montrent que les migrants perdent rarement le fil qui les relie à leur terre d’origine. Et qu’ils construisent ainsi des millions de ponts invisibles entre le Nord et le Sud, par lesquels transitent les solidarités et les espoirs de changement.

Certains cherchent d’ailleurs à aller plus loin que le simple envoi de fonds aux proches. Soucieux d’impulser des changements plus durables et plus profonds dans leur pays d’origine, ils créent des associations pour y soutenir de petits projets de santé, d’éducation ou d’économie sociale. Dans leur pays d’accueil, ils tissent des réseaux de solidarité, avec des membres de leur communauté, mais aussi avec d’autres citoyens concernés. Un pied sur chaque rive, ces passeurs deviennent ainsi peu à peu des acteurs incontournables des politiques de développement. D’Uvira à Céroux-Mousty, de Kinshasa à Bruxelles, de Kasangulu à Liège, de Shabunda à Ciney, Imagine est parti à la rencontre de quatre associations dont les racines sont à la fois en Belgique et au Congo. Avec peu de moyens, puisant leur force dans leur double appartenance culturelle et géographique, elles développent des projets porteurs d’espoir et de changement, pour le Sud mais aussi pour le Nord. De belles aventures humaines, qui montrent que les petits ruisseaux font parfois les grandes rivières !

Ciney, la ville au monde la plus connue des Shabundais
L’alliance fait la force

Dans l’Est du Congo, Shabunda, un territoire enclavé et dévasté par les guerres entre 1994 et 2003, se reconstruit notamment grâce un étonnant jumelage avec la ville de Ciney. Derrière cette initiative, on trouve Alliance Kivu, une association bicéphale qui, avec très peu de moyens, aide les populations locales meurtries par les conflits à reprendre leur avenir en main.

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Céroux-Mousty, Ottignies : petits projets, grands impacts
La Belgique nous donne du souffle !

A la veille du nouvel an 1999, Budagwa Assumani, réfugié en Belgique depuis 20 ans, apprend avec horreur le massacre de plusieurs centaines de personnes à Makobola, dans le secteur d’Uvira, une ville de l’Est du Congo d’où il est originaire. Le Kivu est alors plongé dans une guerre sanglante. A Ceroux-Mousty, où il réside avec son épouse belge et ses enfants, la tristesse et la consternation font très vite place à l’envie d’agir.

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Une « bounty » liégeoise retrouve ses racines
La Baraka des paysans congolais

Sur une concession de 40 hectares transformée en ferme pilote et acquise grâce à un héritage familial, Willy Zongola Kabamba et sa nièce, Maryse Vrancken, qui vit à Liège, essaient de sensibiliser des paysans du Kasangulu, une localité du Bas-Congo, à une agriculture raisonnée et durable.

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La solidarité des mamans congolaises de Belgique
Sortir de la précarité d’abord, aider le Congo ensuite


Après avoir aidé ses membres à sortir de la précarité ici, en Belgique, l’association Solimanbe, créée par une trentaine de femmes de la diaspora congolaise, s’est ensuite tournée vers le Congo.

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Les OSIM (Organisations de solidarité internationale issues de la migration)
En quête de reconnaissance

Elles seraient environ trois cents en Belgique. Dans le langage des initiés, on les appelle les OSIM (Organisations de solidarité internationale issues de la migration). Ces associations, créées par des représentants des diasporas installées dans notre pays, cherchent aujourd’hui à se faire une place dans le monde de l’aide au développement belge.

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