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« Créer du lien plutôt que de l’exclusion »

La consommation n’a pas d’avenir sur une planète aux ressources limitées. Mais sans consommateur, comment maintenir la production et surtout l’emploi ? En recherchant la prospérité, répond l’économiste Tim Jackson. La prospérité construit des sociétés qui apportent du bien-être aux individus, créent du lien et dispensent des soins. Bref, la prospérité donne du sens à la vie. Tout le contraire d’une course aveugle à la consommation.

Vous proposez de substituer la prospérité à la croissance, de privilégier les services aux personnes par rapport aux biens matériels. A vous lire, un monde de prospérité est essentiellement un monde spirituel ?
Jusqu’à présent, la prospérité avait un sens restrictif, strictement économique, qui s’évaluait en termes de revenus, de produit intérieur brut. Moi, je veux dépasser cette conception pour donner un autre sens à la prospérité. L’économiste et prix Nobel indien Amartya Sen insiste sur la « capabilité » des personnes. Il pense que l’économie doit rendre l’être humain capable de s’épanouir, de prendre sa place dans la société. Voilà ce qu’est la prospérité. Ce n’est pas une valeur purement spirituelle, on ne s’épanouit pas quand on n’a rien à manger. Disposer d’une base matérielle est nécessaire à la qualité de la vie. Mais les gens ne s’épanouiront pas si leur vie n’a pas de sens, s’ils ne participent pas à la vie de la société. L’idée de participation est centrale dans ma vision de la prospérité.

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Tim Jackson et les agitateurs d’agitateurs d’idées


Renoncer à la croissance ! Mais pour la remplacer par quoi ? C’est la question que soulève la pensée de Tim Jackson et à laquelle de nombreux citoyens apportent déjà des réponses sur le terrain. Les réactions de Jean-Baptiste Godinot (Asbl Respire), Ezio Gandin (Les Amis de la terre), Philippe Lamberts (Eurodéputé Ecolo), Bernard Legros (Enseignant) et Bernard Bayot (Réseau Fa).

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La liberté pour en finir avec le consumérisme

Le consumérisme est une prison à ciel ouvert. Il enferme individus et société dans un projet sans issue. Il est aujourd’hui urgent de réclamer des débats publics d’où émergeront d’autres modèles, porteurs de vraies libertés. Les points de vue de Jean De Munck (sociologue UCL) et Isabelle Cassiers (Economiste UCL).

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