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Rajagopal

« Marchons, puisque c’est ainsi que Ganghi a ébranlé un empire »

Il se prénomme Rajagopal et ne précisera pas son nom de famille. Celui-ci dévoilerait sa caste. Or ce militant pacifiste veut dépasser les clivages de la société indienne. Il préside depuis 20 ans un mouvement populaire, Ekta Parishad, d’inspiration gandhienne, qui lutte pour la justice sociale. Son mode d’action, ce sont des marches, sur le modèle de la marche du sel lancée en 1930 par Gandhi, qui avait fait vaciller l’Empire britannique.

Ce mode pacifique de protestation qu’est la marche vient-il de la tradition indienne ou représente-t-il un héritage spécifique de Gandhi ?
La marche est une méthode ancestrale, remise au goût du jour par Gandhi. C’est à travers de longues marches que l’hindouisme s’est imposé en l’Inde. Les bouddhistes ont également beaucoup pratiqué cette discipline. Gandhi a utilisé les marches dans un contexte nouveau, pour arracher des changements sociaux et politiques. Il en a fait un moyen non violent de mobilisation des foules, qui donne une grande visibilité et permet de recruter des militants.

Tout cela à la fois ? Il y a deux types de marches. Nous avons organisé une marche en 1999, qui est allée de village en village pour rencontrer les gens, écouter leurs doléances, leurs problèmes et ensuite transmettre ces demandes au gouvernement. Huit ans plus tard, la marche Janadesh a été une grande mobilisation réunissant 25 000 personnes pendant 28 jours sur 350 kilomètres, avec pour objectif de faire valoir nos droits – à la terre, à l’eau, à la forêt – auprès des autorités centrales de Delhi.

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