Plus de 500 jours après les élections fédérales de juin 2010, un nouveau gouvernement
vient d’être formé. Schématiquement, sa formation est passée d’abord par la recherche,
longue et sinueuse, d’un accord sur une nouvelle réforme de l’Etat belge visant à satisfaire les demandes des partis flamands. Ensuite est venue la négociation du programme socio-économique de la nouvelle coalition. Cependant, même s’ils ne se superposent pas complètement, enjeux communautaires et socio-économiques ne sont pas étrangers les uns aux autres…
En termes de répartition des richesses ou, a contrario,
de la pauvreté, la frontière linguistique reflète effectivement
des différences notables. Pour un rendement
de l’impôt des personnes physiques par habitant
à l’indice 100 en Belgique, un habitant de Flandre
se situait en 2009 à 109,8, un Wallon à 87,0 et un
Bruxellois à 85,3. Inversement, le taux de chômage national était
la même année de 10,9 % mais il s’élevait à 6,7 % seulement en
Flandre, à 16,1 % en Wallonie et à 19,6 % en Région bruxelloise.
La proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté était de
15 % en Belgique, mais de 10 % « seulement » en Flandre, de 18 %
en Wallonie et de 25 % à Bruxelles.
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| Jean Faniel
| politique belge
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