article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2

Reportage au Nicaragua

Certification bio : une alternative pour le Sud

Comment promouvoir au Sud une agriculture à la fois durable, familiale et locale ? Et qui bénéficie en priorité aux habitants ? Le Système de garantie participatif (Sistema de garantía participativa ou SGP), encore balbutiant et surtout populaire dans les pays d’Amérique du Sud et centrale, représente une alternative à la certification bio par des tierces personnes. Le SGP permet de garantir à moindre coût la qualité agroécologique d’un produit. Explications.

« Au début, on me prenait pour la folle du village. Même ma famille me traitait de folle. Comment oser se passer des pesticides ? Mon mari a finalement décidé de me louer, je dis bien louer, un petit lopin de terre pour que je fasse “mes petites expérimentations” ! Mais cette année-là, il a perdu toute sa production, ravagée par un parasite. Moi, je n’avais rien perdu. A sa demande, j’ai gardé mon maïs pour notre consommation, mais j’ai exigé qu’il me l’achète. J’estime que c’est lui, l’homme, qui doit garantir la nourriture pour la famille. Aujourd’hui, nous travaillons tous les deux sans pesticides, et c’est toute la famille qui est traitée de folle. »
Celle qui témoigne est Blanca, agricultrice à Chinandega, une des 20 participantes à l’intercambio (l’échange) organisé par VECOMA, le bureau d’Amérique centrale de Vredeseilanden (les Iles de paix) situé au Nicaragua. Les participants viennent du Honduras ou du Nicaragua, sont agriculteurs bio confirmés ou en transition vers le bio. Ils font route vers le Costa Rica voisin. Là, le mouvement bio est plus organisé, ses structures bien rodées, le marché en progression encourageante. Au Honduras et au Nicaragua, il commence à se structurer mais son marché reste marginal.

(...)

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2