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Comme un arbre dans la ville

A Bruxelles, dans les villes wallonnes, et même à Quito, des citoyens veillent sur les arbres de leur ville. Ces hôtes silencieux contribuent en effet à la qualité de la vie en ville. En retour, ils réclament une vision à très long terme, qui les accompagne tout au long de leur vie centenaire.

Son feuillage accueille oiseaux et insectes, apporte ombre et sérénité aux hommes. Ses racines fixent le sol. Sa silhouette ponctue l’espace. L’arbre fait partie de la vie, même en ville. L’homme attendit le 19e siècle pour s’en rendre compte, alors qu’il cherchait à imaginer des cités plus conviviales. Car c’est bien dans les fumées d’usines de la révolution industrielle que les villes européennes ont commencé à vouloir respirer.

« L’arbre rend des services écologiques inestimables », lance Christiane Herman, biologiste de formation, membre d’Arboresco (association qui s’attelle à soutenir ceux qui refusent les opérations portant gravement atteinte à l’arbre), et qui anime un blog consacré à la défense des arbres [1].« L’arbre accueille et nourrit toute une petite faune, démentant l’idée que les villes sont des déserts biologiques. Leur fût, leurs branches et leurs racines séquestrent CO2 et polluants, comme les métaux lourds et les suies. Ses racines fouillent le sol, facilitant l’évacuation des eaux de pluie. L’arbre lui-même se mouille sous la pluie (un arbre mouillé double de poids) retenant l’eau qui ruisselle plus lentement, et facilitant ainsi la lutte contre les inondations. »

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