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Biens mal acquis

Comment mettre la main
sur la fortune des dictateurs ?

La corruption des élites et les détournements de fonds perturbent les économies du Sud. Des associations tentent de récupérer les avoirs des dictateurs déchus. Les révolutions arabes ont intensifié leur combat.

Les révolutions arabes n’ont pas seulement mis fin à des pouvoirs autoritaires, elles ont également balayé des kleptocraties. Car les Ben Ali, Moubarak et autres Kadhafi n’ont pas seulement accaparé le pouvoir mais également fait main basse sur l’économie de leur pays.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La fortune de Hosni Moubarak et de sa famille est estimée entre 2 et 5 milliards de dollars, selon une fourchette basse [1]. Ben Ali et ses proches s’étaient constitué un trésor de 5 milliards de dollars essentiellement par des prises de participation dans tous les secteurs de l’économie tunisienne. Le colonel Kadhafi, qui cultivait ses airs de simple Bédouin, bat tous les records avec une somme estimée entre 20 et 50 milliards de dollars détournés de la rente pétrolière en 42 ans de pouvoir. Un argent placé en liquide ou sous forme de participations dans des sociétés, surtout italiennes, dont le célèbre club de foot de la Juventus de Turin.

(...)

[1Le journal britannique The Guardian avait avancé une fourchette comprise entre 40 et 70 milliards de dollars. Ces chiffres, souvent repris, jusque dans des notes d’analyses du Parlement européen, ont cependant été mis en doute par plusieurs observateurs.

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