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Le procès des Khmers rouges

Le dernier rendez-vous du châtiment

Le génocide cambodgien devant la justice, près de 35 ans plus tard. Quelles leçons tirer face à ces crimes « que l’on n’arrive ni à punir ni à pardonner » ? Entretien avec Thierry Cruvellier, journaliste et auteur, qui a consacré quatre ans au procès de Douch, aujourd’hui condamné à la réclusion à vie.

Douch était le responsable du centre de détention et d’exécution de Tuol Sleng (appelé aussi S-21) où, de 1975 à 1979, dans le Cambodge des Khmers rouges, sévirent la torture et l’assassinat de masse .

Douch condamné en première instance à 35 ans de prison, et en appel à la réclusion à vie : une peine logique pour un bourreau ?
Cette peine prononcée le 3 février dernier au terme de la procédure d’appel est, je pense, une surprise pour tout le monde. Douch est le seul Khmer rouge qui reconnaît sa culpabilité. Il a coopéré, exprimé des remords. Son statut de seul repenti aurait pu être pris en compte. C’est une jurisprudence différente de tous les autres tribunaux internationaux où les repentis de second rang obtiennent une réduction de peine. La peine maximale satisfera les victimes et incitera peut-être Douch à méditer sur le revirement qu’il a opéré à la fin du procès (demander l’acquittement, NDLR) et qui a abouti à un échec complet.
Une autre conséquence de ce jugement est qu’il n’est plus possible de différencier les peines entre un Douch, commandant de rang important mais intermédiaire, et des Nuon Chea, Khieu Samphan et Ieng Sary, architectes de la politique des Khmers rouges.

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