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Energie

Stockeur d’énergie, un métier à inventer

Il ne fait pas vraiment partie du spectacle, mais en certaines circonstances il peut y jouer un rôle déterminant. Comme le souffleur permettait jadis aux acteurs de talent à la mémoire défaillante de monter sur les planches, le stockeur d’énergie pourrait bientôt contribuer à faciliter la montée en puissance des énergies renouvelables, en compensant leur intermitence. Trou de mémoire et black-out, même combat ?

On le répète souvent : l’approvisionnement énergétique de demain reposera nécessairement sur un mix fait de plusieurs ressources différentes. Et les sources renouvelables prendront parmi celles-ci une part de plus en plus prépondérante, vu la raréfaction des ressources fossiles et les enjeux climatiques. Objectif européen : 34 % d’énergies renouvelables d’ici 2020. D’ici demain, donc. Certains scénarios évoquent même du 100 % renouvelable au-delà de 2050.
Or il nous faudra d’ici là affronter une difficulté technique considérable  : comment faire pour que ces énergies, pour une large part dépendantes de circonstances climatiques aléatoires telles que le soleil ou le vent, puissent répondre en permanence à une demande d’énergie qui n’en a cure ? L’enjeu est déterminant et se profilera au Sommet Rio+20.

Compenser l’intermittence des renouvelables

Jusqu’ici, on s’en est tiré en utilisant les centrales classiques, au fuel ou au gaz, pour compenser les manques lors des pics de consommation et éviter le black-out, l’énorme trou de mémoire électrique. Cette solution provisoire tournera cependant à l’absurde économique et écologique avec la montée en puissance des renouvelables.

On met aussi actuellement à profit l’interconnexion des réseaux électriques européens pour amortir des fluctuations de production par effet de foisonnement : quand le vent tombe en Belgique, il se lève en Italie ; quand le soleil se voile en Espagne, il brille en Belgique. L’interconnexion des réseaux électriques permet ainsi de bénéficier des meilleures conditions climatiques en Europe. Mais cela suppose un renforcement drastique des infrastructures qui, souvent, passe par la mise en place de nouvelles lignes électriques que les populations locales tolèrent de plus en plus difficilement.

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