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Vive la commune !

Au plus près de nous, les élus locaux sont quelques-uns à avoir compris que le développement durable était un réel atout pour leur ville ou leur village. Et s’ils en inspiraient d’autres ?

« La commune est le lieu de tous les possibles ! » Delphine Fontenoy et Nathalie Ricaille, chargées de mission à l’ASBL Espace environnement, sont très régulièrement en contact avec les autorités communales, qu’elles aident notamment dans le cadre de projets participatifs.
« Les bourgmestres disent souvent que c’est le plus beau métier du monde. Ils sont ceux vers lesquels les habitants se tournent en premier. »
La commune est le lieu de nombreux pouvoirs très concrets – aménagement du territoire et permis d’urbanisme, gestion des déchets, participation, enseignement, marchés publics divers, énergie… Ce qui en fait l’endroit idéal pour la mise sur pied de politiques de développement durable, comme nous le verrons tout au long de ce dossier. « Certains élus n’ont pas toujours conscience du pouvoir dont ils disposent », constate Nathalie Ricaille. De multiples réglementations et législations, issues des pouvoirs « supérieurs », régions, provinces, Europe et autres, se retrouvent en effet sur le terrain communal. « Et il faut du coup une vraie volonté politique : soit on s’arrête à la législation et on en reste là, soit on se bouge et on saisit les opportunités. »

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Expériences concrètes de développement communal durable
- Participation (Wanze, Namur)
- Finances (Gembloux, Thuin)
- Aménagement du territoire et logement (Fontaine-l’Evêque, Liège, Flobecq)
- Développement durable local, pensée globale (Beauvechain, Jette)
- Consommation, marchés publics durables (Plombière, Marchin, Rixensart)
- Déchets (Mouscron)
- Nature (Villers-le-Bouillet, Charleroi)
- Mobilité (Forest, Ohey)

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Des communes en quête d’autonomie énergétique

Partout en Europe, des communes et des territoires se dotent d’une stratégie locale pour atteindre l’autonomie énergétique. Citoyens-électeurs, profitez de ces exemples pour impliquer vos élus communaux !


Les enjeux énergétiques, jadis réservés aux décideurs nationaux et internationaux, se placent aussi désormais au cœur des politiques locales. Partout en Europe, des acteurs locaux se réunissent et s’impliquent dans des projets concrets à vocation autarcique.

Un nouveau concept : les « territoires émergents »

Ces initiatives citoyennes et collectives ont donné naissance au concept d’intelligence territoriale, qui prône un développement durable des territoires sur la base des collectivités locales [1]. On parle désormais de « territoires émergents », comme on évoque les pays émergents. L’énergie durable y joue un rôle moteur. Elle s’appuie en effet sur les ressources locales, la production décentralisée et l’espoir naissant d’une réappropriation démocratique des moyens de production, de distribution et de gestion de l’énergie par les collectivités locales et les citoyens.

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Communes et solidarité Nord-Sud
Une coopération de proximité

 Beaucoup de communes pilotent ou appuient des projets de développement au Sud. Ceci, pour répondre soit aux propositions de leurs citoyens, soit aux demandes de communes du Sud, souvent friandes de partage d’expériences.

« Nous consacrons un euro par habitant à la solidarité Nord-Sud, un petit budget que nous complétons parfois pour des actions ponctuelles, comme nous l’avons fait lors du tremblement de terre en Haïti, explique Claude Dubrulle, échevin en charge de la solidarité internationale à Ittre, commune du Brabant wallon. Nous soutenons de façon suivie un collectif de femmes au Bénin sur la proposition d’une habitante qui a été coopérante dans ce pays. Pour nous, c’est un gage de réussite, car nous sommes certains que les besoins du projet ont été bien identifiés et que nous serons informés de l’évolution de la situation sur place. »
La solidarité internationale n’est pas la première compétence des municipalités mais la plupart s’y investissent, trouvant dans ce mode d’action une manière d’animer la commune et de tisser des liens avec une autre partie du monde, souvent lointaine.

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Communes et intégration
Les cerfs-volants de Florennes

Comment faire reculer l’incompréhension, la peur de l’autre et les risques de racisme ? Comment aider les personnes qui ont des codes culturels différents à se sentir à l’aise ? Comment faire place à l’ouverture et à l’enrichissement apporté par d’autres cultures ? Le Dispositif de concertation et d’appui aux Centres régionaux d’intégration (DISCRI) invite les communes wallonnes à se faire… interculturelles. Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

La commune, c’est ce petit bout de pays où l’on vit, entouré de ses voisins et de ces inconnus qu’on croise sur le trottoir, avec qui on attend le bus, ou son tour à la caisse du supermarché, chacun chargé de bagages… culturels. La commune est donc un lieu privilégié pour favoriser le vivre-ensemble, et notamment l’intégration des personnes d’origine étrangère.
C’est pourquoi le DISCRI, une association qui vient en appui aux sept Centres régionaux d’intégration (CRI) de Wallonie, appelle, dans un mémorandum publié en vue des élections d’octobre, à « construire des communes interculturelles » [2].

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[2Mémorandum pour une commune interculturelle, DISCRI (Dispositif de concertation et d’appui aux centres régionaux d’intégration), 2012.

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