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Les Belges à l’heure de l’école congolaise

Tableau noir, quand tu nous tiens... Des profs belges ou des proches des milieux universitaires offrent des formations continues à leurs collègues congolais pour les aider à avancer avec leur classe. Plus que des transferts de compétences, ces rencontres sont des échanges de savoir-faire.

« L’école congolaise fut longtemps ambitieuse, rapporte Fredy Jacquet, président de Laïcité et Humanisme en Afrique centrale. Jusqu’aux années 80, elle captait le quart du budget de l’Etat. Aujourd’hui, elle n’en touche que 8 %, presque rien. Le Congo a perdu la maîtrise de son enseignement. »
Lorsque l’on est prof, il est difficile de rester insensible à l’appel de ses confrères congolais, qui tentent de prodiguer un enseignement dans des locaux délabrés et des classes surchargées. Surtout lorsque ces enseignants sont des copains d’université. Aussi l’association bruxelloise a-t-elle répondu à l’appel d’anciens étudiants congolais de l’ULB et soutient-elle une école de 2.000 élèves à Lisaka, un quartier populaire de Kinshasa. « Nous avons financé la réhabilitation de l’école en replaçant les portes, la toiture et le mobilier scolaire et en fournissant l’eau potable. Mais nous avons surtout installé un centre pédagogique pour parachever la formation les profs. Car l’école congolaise dispense un savoir, mais se garde de véhiculer des valeurs morales, ces grandes oubliées de l’enseignement. »

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