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De la démocratie chez les animaux


Qu’elles vivent en grandes sociétés ou en petites bandes, les espèces sociales sont nombreuses. Abeilles, fourmis, singes, rats, pucerons, amibes, loups, moutons… autant de groupes quotidiennement concernés par un problème crucial : comment prendre des décisions collectivement ? Et qui décide ?

Des milliers d’étourneaux tournoient au-dessus d’un clocher. Presque simultanément, ils tournent à gauche, puis à droite, et se posent. Ils semblent coordonnés, et font penser aux immenses bancs de poissons que l’on voit dans les documentaires. Des vagues d’individus coordonnées. Pourtant, on a beau les observer, impossible de distinguer un meneur…
C’est le printemps, un essaim de milliers d’abeilles bourdonne sur une branche, la reine se trouve au milieu de cette masse grouillante d’ouvrières. La colonie doit vite choisir un emplacement pour s’installer. Plusieurs groupes d’éclaireuses reviennent informer la colonie, chacune a trouvé un endroit prêt à les accueillir aux alentours ! Mais comment feront-elles pour choisir le site le plus adéquat et décider du moment le plus propice au déménagement ?
Ce ne sont que deux exemples parmi des milliers. Fascinants, car ces choix sont en général pertinents, survie du groupe oblige ! Ce n’est qu’à partir de la fin des années 60 que l’on commence à décrypter ces mécanismes (voir encadré Historique). Et ce n’est que très récemment que l’on en a compris les grandes lignes.

(...)

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