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Etre journaliste au Sud

Il n’est pas facile d’être journaliste en Afrique. Presque tous les pays reconnaissent la liberté d’expression, mais rares sont ceux qui la respectent. De plus, les journalistes manquent parfois de moyens. Illustration avec un groupe de journalistes en formation à Bujumbura, au Burundi.

Le premier geste des journalistes venus suivre le cours du matin au Centre de formation des médias de Bujumbura, au Burundi, est de recharger leur GSM sur les prises électriques de la classe. L’électricité coûte cher et il n’y a pas de petites économies quand on est fauché. Les portables clandestinement alignés sur le sol de la classe sont à l’image des médias africains : nombreux, pléthoriques même, relativement nouveaux, débrouillards et vivant dans une certaine dépendance, voire dans la crainte, de l’autorité.
En dix ans, le paysage médiatique africain s’est métamorphosé, profitant de la libération de la parole depuis le départ des dinosaures de l’après-indépendance, comme le maréchal Mobutu, et des réformes réclamées par les bailleurs de fonds. En une décennie, le nombre de titres de presse et de stations de radio ou de télé a littéralement explosé. Pour exemple, Marie-Soleil Frère, spécialiste des médias africains et chercheuse à l’ULB, cite les 30 périodiques et plus de 140 radios privées qui coexistent au Mali, les 500 journaux apparus en 20 ans à Kinshasa et les 1.300 nouveaux titres que compte le Cameroun.

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