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Le jardinier-maraîcher

Small is beautiful... and profitable

Générer trois salaires et un projet de vie sensé sur moins d’un hectare en vendant des légumes bio directement aux consommateurs, c’est possible. La preuve par Jean-Martin Fortier, jardinier-maraîcher au Québec.

Québécois, jeune père de deux enfants installé avec sa compagne dans une toute petite ferme, Jean-Martin Fortier est un personnage qui vaut le détour. Dans un livre intitulé Le jardinier-maraîcher - Manuel d’agriculture sur petite surface, il explique, chiffres et détails techniques à l’appui, comment il arrive à générer 130.000 dollars canadiens (97.500 euros environ) de recettes en cultivant une superficie de 0,8 hectare, soit l’équivalent d’un terrain de football. Inattendu dans le secteur !

Le « bio-intensif » rentable

Comme sa terre, Jean-Martin fait une pause de plusieurs mois en hiver. En tournée de conférence début mars en Europe, nous l’avons rencontré à Namur, où il était invité par Nature & Progrès. Devant une salle pleine à craquer et composée notamment de nombreux jeunes très intéressés (voilà qui est encourageant !), le jardinier-maraîcher raconte comment son projet a été réfléchi, mûri, testé et s’est finalement concrétisé… au grand étonnement de son banquier.
Première phase : après des études en développement durable censées l’asseoir face à un ordinateur, il sent pousser en lui l’envie de contact avec le terrain. Avec sa compagne Maude-Hélène Desroches, ils font un stage dans une ferme bio de deux hectares au Nouveau-Mexique (Etats-Unis). Jean-Martin a l’occasion de tenir régulièrement la caisse de son patron au marché de Santa Fé et se rend compte de deux choses importantes : les acheteurs remercient régulièrement le producteur pour la qualité de ses produits… et l’argent rentre.

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