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Thamani

Quatre ingénieurs créent une ASBL dédiée aux échanges de savoir-faire

Quatre ingénieurs ont tissé un réseau d’échange de savoir-faire. Leur idée : utiliser leur agenda professionnel et social pour répondre aux questions très concrètes posées par des paysans africains. C’est petit, mais ça marche !

D’abord, elles étaient deux. Deux copines agronomes qui se sont connues à la faculté de Gembloux. Puis sont venus s’ajouter leurs compagnons, également ingénieurs. A quatre, c’est déjà le début d’un réseau, d’autant que chacun vient avec son agenda. « Nous avons accès à énormément d’informations, lance Ludivine Lassois, chercheuse à Gembloux Agro-Bio Tech. Nous avons des collègues, d’anciens collègues, des amis, on peut se téléphoner. Un problème identifié trouve presque toujours une réponse. En Afrique, ces moyens n’existent pas, c’est pour cela que nous voulons développer un réseau de compétences qui vienne en aide à des familles qui veulent se débrouiller et cherchent à améliorer les résultats de leurs activités. »
Les questions, elles fusent de partout. Pourquoi les élevages de poulets enregistrent-ils des pics de mortalité à la saison sèche dans le sud du Burkina Faso ? Quelques coups de téléphone et la réponse s’impose : les élevages sont décimés par la maladie de Newcastle, il faut les vacciner, ce qui implique l’installation d’un frigo et d’un panneau solaire, pour conserver les vaccins. Le projet tournera ensuite sur ses ressources propres. Les 50 francs CFA (30 centimes d’euro) que coûte la dose de vaccin étant largement couverts par la valeur que prendront les poulets adultes (environ 5 euros).

(...)

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