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Effet de serre

Stockage du CO2 : solution ou mirage ?

Une voie sans issue : voilà à quoi ressemble aujourd’hui la piste du captage-stockage du carbone. Elle est certes souvent évoquée par les industriels du secteur des énergies carbonées comme une vraie solution pour assurer la transition. Mais à l’analyse on constate que ces mêmes industriels se gardent bien d’y investir leurs propres sous. Et, à l’instar du secteur nucléaire, ils font courir les véritables risques par le secteur public.

Face à la crise climatique et l’obligation qu’elle nous impose de réduire drastiquement nos émissions de CO2 dans l’atmosphère, le captage et le stockage du carbone [1] suscitent depuis quelques années un intérêt grandissant. Ainsi, bien que sa faisabilité technique et économique à large échelle n’ait pas été démontrée, cette technologie est prise en compte – avec plus ou moins de prudence – dans de nombreux scénarios prospectifs (« World Energy Outlook », « Wallonie bas carbone 2050 ») et feuilles de route politiques (« EU Energy Roadmap 2050 »). De quoi donner envie de s’intéresser de plus près au potentiel, réel ou fantasmé, de ce procédé.

Mode d’emploi

Le captage et le stockage du carbone (CCS) est une chaîne de techniques visant à capter le CO2 issu de sources fortement émettrices (production d’électricité à partir d’énergies primaires fossiles, secteurs industriels tels que cimenteries, sidérurgie, pétrochimie, etc.), puis à le transporter (via pipeline, par bateau ou, dans une moindre mesure, par la route ou par le rail) vers des sites où il sera stocké de façon permanente. Objectif : réduire les rejets de CO2 dans l’atmosphère.
La phase de stockage constitue un enjeu primordial. Plusieurs techniques sont à l’essai avec, pour l’heure, une prédominance du stockage géologique qui consiste à « enfermer » le CO2 dans la croûte terrestre, dans des poches d’anciens gisements d’hydrocarbures épuisés, d’aquifères salins profonds, de veines de charbon inexploitées ou d’autres roches.

(...)

[1« Carbon Capture and Storage ». Nous faisons le choix d’utiliser dans cet article les acronymes anglais, plus courants.

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