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L’« altermondialisme »

En 1999, à Seattle, un mouvement planétaire est né. Pour dénoncer le saccage de la planète, la croissance à tout prix et le fardeau de la dette. Et créer, aux quatre coins du monde, de petits laboratoires sociaux.

Laboratoire social

Margaret Thatcher, la Dame de fer qui a fait plier les syndicats britanniques et réorganisé, avec Ronald Reagan, la planète économique et financière, ne s’attendait probablement pas à soulever un mouvement alternatif planétaire en lançant son fameux Tina (There is no alternative). Entendez : il n’y a d’autre choix que la libéralisation du commerce mondial. « C’était il y a 15 ans, précise Geoffrey Pleyers, chercheur à l’UCL et au FNRS [1]. Des citoyens se sont alors levés pour affirmer qu’au contraire, des alternatives existent. Les intellectuels ont d’entrée de jeu joué un grand rôle dans le lancement du mouvement, car il fallait expliquer ce que représentait la libéralisation économique, une matière compliquée qui englobe l’économie, le droit, le commerce, la dette du tiers monde. »

(...)

[1Geoffrey Pleyers est l’auteur de Alter-Globalization : Becoming Actors in a Global Age, Cambridge, Polity Press, 2011 et de La consommation critique, Desclée de Brouwer, 2011.

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