article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2

A la découverte de la « Viking attitude »

Le Danemark produit d’ores et déjà 40 % de son énergie à partir de sources renouvelables. Carnet de voyage en compagnie d’une cinquantaine d’explorateurs coopératifs belges, à la découverte de cette nouvelle « Viking attitude »

Grands marins, les Vikings étaient réputés pour leur audace et leur talent pour explorer de nouveaux territoires. Aujourd’hui, le Danemark possède une sérieuse avance dans l’exploration de ce nouveau monde que sont les énergies propres et renouvelables.

L’éolien a la banane

Fin septembre, ils sont venus du Luxembourg, de Namur, du Hainaut, de Liège, de Bruxelles et de Flandre afin de se retrouver pour un périple de cinq jours à bord d’un autocar (1). Destination : les énergies renouvelables danoises.
Petit pays de 5,6 millions d’habitants, le Danemark s’est lancé dans l’énergie éolienne il y a 30 ans déjà. En témoigne le Nordic Folkecenter for Renewable Energy, implanté depuis 1983 tout au nord du pays. Cette organisation non gouvernementale développe, teste et présente sur son site la plupart des technologies de production d’énergie renouvelable de petite et moyenne tailles. Parsemé de machines en tous genres à fabriquer ou à conserver de l’énergie, l’endroit est reconnu internationalement comme lieu d’expérimentation des techniques de conservation et de production d’énergie propre. Energie des vagues, du vent, du soleil, de la biomasse, énergie dans l’architecture et le transport : presque rien n’est oublié.
Passionné, Preben Maegaard, figure charismatique de l’endroit, travaille depuis la première crise pétrolière (1974) à la transition des énergies fossiles vers les renouvelables. A l’œuvre sur tous les terrains, politique, technologique, local et international, l’homme explique comment l’éolien a connu ce développement spectaculaire au Danemark. « Dans les années 70, les premières éoliennes de petite taille ont été construites dans le jardin de particuliers ou près des fermes, pour assurer une modeste production domestique. Et puis, dans les années 80-90, des éoliennes de taille moyenne sont apparues sur le marché. Le principe de base, adopté par le gouvernement de l’époque, était qu’il fallait que des familles se regroupent à 50 pour implanter une éolienne. C’est ainsi que le modèle coopératif a connu un boom extraordinaire. Puisque la population était partie prenante du développement éolien, il n’y avait guère d’opposition. Avec la montée en puissance des machines, de grandes compagnies privées ont progressivement fait leur apparition. Et, en 2002 et 2007, il y a eu deux nouveaux moments forts : le remplacement de machines anciennes, plus petites, par des machines nouvelles, plus grandes (ce que l’on appelle le « repowering » dans le secteur). Contre solide rémunération des milliers de petites éoliennes coopératives et fermières ont été abattues, comme des arbres, au profit de machines de forte puissance (2 à 3 MWh), détenues par des développeurs industriels. »
« Aujourd’hui, l’éolien danois, qui a progressivement développé une filière industrielle employant quelque 20.000 personnes (N.D.L.R. : soit plus que tout notre secteur automobile !), est essentiellement structuré selon ces quatre modèles : 1) le grand éolien maritime, détenu par d’importantes compagnies  ; 2) l’éolien terrestre, privé, dans lequel les développeurs ont l’obligation d’offrir 20 % des parts aux communautés locales ; 3) l’éolien 100 % coopératif ; 4) l’éolien communal. »

(...)

Autre(s) article(s) sur le même thème :

article-numero-niveau-2
article-numero-niveau-2