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Un vent de liberté d’Istanbul à São Paulo

Ils sont jeunes, diplômés et vivent dans un pays émergent. Ils s’opposent aux dérives du libéralisme et défendent le service public. Voici la génération « place Taksim ».

Les manifestants ? Il y a cinq ans, ils étaient au chômage. Depuis, le Brésil a avancé, créé des emplois, augmenté le salaire minimum, vaincu la faim en distribuant des colis alimentaires. Ces jeunes, désormais, ils travaillent, consomment et aspirent à des services sociaux efficients », résume le sociologue brésilien Ivo Lesbaupin.
A l’origine des émeutes qui ont secoué le Brésil en juin dernier, il y a eu à São Paulo une manifestation contre l’augmentation du prix des bus. « Mais la brutalité de la répression policière du 13 juin a soulevé une indignation nationale qui a mobilisé deux millions de personnes dans 400 villes, poursuit le sociologue. Toutes les revendications sont alors sorties : liberté d’expression, lutte contre la corruption, installation d’un système de santé efficace, fin des expropriations et des dépenses somptuaires liées aux préparatifs de la Coupe du monde de football. »

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