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La possibilité d’une île

La Belgique est en passe de devenir pionnière en matière de stockage d’énergie à grande échelle. Le projet d’atoll énergétique en mer du Nord constitue une première mondiale, bien qu’il repose sur des principes simples et largement connus. Il permettra de pallier l’intermittence des éoliennes offshore. Une manière innovante de tendre vers notre indépendance énergétique.

Six ans. C’est le temps qu’il reste à l’Europe pour atteindre ses objectifs et accroître de 20 % l’effi cacité énergétique dans tous les pays membres de l’Union européenne, tout en réduisant de 20 % les émissions de gaz à effet de serre. A la même échéance, la Belgique souhaite porter la capacité globale de ses champs d’éoliennes en mer du Nord de 380 mégawatts à 2.300 mégawatts. Ces objectifs posent la question cruciale des capacités de stockage de grande ampleur. En effet, la gestion du réseau électrique nécessite un équilibre permanent entre production et consommation. En cas de surproduction éolienne, il s’avère nécessaire de pouvoir stocker cette électricité et la restituer lorsque le réseau en a besoin. Le stockage constitue donc une condition indispensable pour réussir notre transition du système électrique vers les renouvelables.

Un immense donut posé sur le sable

Comme pour la plupart des sources d’énergie renouvelable, la production d’électricité éolienne est intermittente. La recherche est sans cesse confrontée à la question suivante : comment stocker cette énergie et la restituer au moment opportun ? De leur côté, les barrages hydrauliques le font très bien. D’où l’idée audacieuse de combiner les deux techniques, hydro et éolien. Le tout en mer du Nord. Ainsi est né le projet d’atoll énergétique… Concrètement, il s’agit d’une île circulaire, une sorte d’immense donut posé sur le sable et à l’intérieur duquel se trouve un énorme puits. « C’est une première mondiale, et elle est belge. Même aux États-Unis, on nous l’envie ! » se réjouissait le ministre fédéral de l’Economie, Johan Vande Lanotte (SP.A), lors de la présentation du projet en mai 2013.

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