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Réflexions sur la campagne électorale

Convaincre pour gouverner

Le phénomène électoral bénéficie d’un vif intérêt tant de la part des médias que des politologues. Durant les mois qui précèdent un scrutin, la plupart des sorties, des discours et des décisions politiques sont analysées au regard de cette échéance. Les stratégies des partis et des candidats sont construites et déconstruites au fil des entretiens et des éditoriaux. Mais quel impact une campagne électorale a-t-elle réellement sur le vote ?

par Geoffroy Matagne, politologue à l’ULg

On entend souvent dans les médias que les partis et les candidats « mènent campagne ». Pour parler de cette période particulière de la vie politique, on mobilise fréquemment des métaphores guerrières ou militaires. L’existence d’un nouvel « axe » MR-CD&V est pour un temps au cœur des débats. La force d’un « front » francophone est questionnée. On spécule sur des renversements d’« alliance ». On parle « tactique » et on met en scène des « duels » entre partis ou candidats. Cela permet de souligner l’affrontement entre projets, l’importance des enjeux et le caractère décisif de la campagne électorale.
L’analyse des transferts de voix entre deux élections et l’accent mis sur la volatilité de l’électorat tendent à mettre en avant l’impact de la campagne électorale sur les résultats et donc son importance [1]. A l’inverse, les études portant sur les déterminants structurels du vote insistent sur des facteurs stables qui ne sont pas touchés par la campagne, cette dernière ayant dès lors un impact limité (l’âge par exemple).

(...)

[1Voir notamment les enquêtes du Pôle interuniversitaire sur l’opinion publique et la politique (PIOP ; www.uclouvain. be/centre-piop), dont P. Baudewyns et al., Elections régionales en Wallonie : les transferts de voix entre les partis entre 2007 et 2009.

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