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Des principes universels pour gouverner les communs ?

Gérer un bien commun naturel est une affaire complexe. Le marché et l’Etat se sont avérés très mauvais pour effectuer une telle tâche. Mais alors, comment fait-on ? Facile, suivez les principes !

Il y a schématiquement deux types de biens communs : ceux pour lesquels l’utilisation par une personne ne diminue pas la part des autres (public goods), tels que l’air, les ondes hertziennes ou le jazz ; et ceux pour lesquels il y a une rivalité entre les usagers car les ressources sont limitées (common-pool resources), par exemple les forêts ou les pêcheries. Evidemment, les enjeux liés à ces derniers sont importants car ce sont des systèmes très fragiles. Le monde est rempli d’exemples de mauvaise gestion de ces biens communs : disparition d’une forêt ou des poissons d’un lac, épuisement ou pollution d’une nappe phréatique, etc. À croire que les biens communs sont maudits !

Privatisation ou nationalisation

Jusque dans les années 80, les experts et les chercheurs baignaient dans le mythe de la tragédie des biens communs. Pour eux, les usagers de ces ressources n’avaient pas les capacités de s’auto-organiser pour gérer correctement des ressources naturelles locales. Ainsi, pendant des décennies, les recommandations officielles ont été d’imposer leur privatisation ou leur nationalisation. On considérait que seuls le marché ou l’Etat étaient en mesure de prendre soin et de gouverner les ressources communes. C’était un imaginaire de guerre froide…

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