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Centre de soins Topaz à Bruxelles

Un certain savoir-mourir

Dans la périphérie de Bruxelles, Topaz est un centre de jour qui cultive le savoir-vivre, mais également le savoir-mourir. Accueillant des personnes gravement malades et incurables, le centre a un rapport décomplexé, pudique avec la fin de vie. Les discussions tournent aussi bien autour du prix des tomates que de l’euthanasie.

Toute personne qui franchit une première fois les portes de Topaz éprouve sans doute une appréhension, parce qu’elle va se confronter à une expérience extrême, celle de la mort.
Derrière ces portes, les « hôtes » sont atteints de maladies graves et incurables. Topaz est un centre de soins supportifs, l’étape juste avant les soins palliatifs. Parfois les deux se juxtaposent.
Premier centre de jour de ce type, né en 2002, le lieu s’inspire du concept de soins de Lighthouse à Londres, une institution qui dans les années quatre-vingt prenait en charge tous les aspects de la vie des personnes séropositives. Le centre Topaz permet à des patients gravement malades de recevoir des soins en journée, de garder une vie sociale et de rester le plus longtemps chez eux, si possible jusqu’à la mort.
Pour expliquer leur raison d’être, ses responsables avancent souvent cette statistique  : se sachant atteints d’une maladie incurable, 70 % des malades veulent mourir chez eux. Dans les faits, 70 % d’entre eux terminent leur vie à l’hôpital, en maison de repos, dans un home… C’est un paradoxe : les patients ne meurent pas dans le lieu qu’ils ont choisi.

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