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Carburants automobiles et santé :
pour une taxation rationnelle

En juin 2012, le Centre international de recherche sur le cancer, qui fait partie de l’OMS, classait les gaz d’échappement des moteurs diesel comme cancérogènes pour l’homme. Cette confirmation de la nocivité du gasoil ravivait les interrogations relatives aux prix des carburants : en Belgique, comme dans tous les Etats européens (à l’exception du Royaume-Uni), le diesel est moins cher que l’essence. Deux ans après, où en est-on ?

Plus lourds, tournant à plus faible vitesse, sujets aux vibrations – mais aussi plus robustes et mieux adaptés aux véhicules lourds –, les moteurs diesel furent, jusque dans les années 1970, principalement utilisés par les professionnels de la route (camionneurs, taxis…). Afin de limiter le montant de leurs factures de carburant, les pouvoirs publics introduisirent une taxation différenciée des carburants. Le diesel, qui contient pourtant plus d’énergie que l’essence (9,96 contre 8,94 kWh par litre) et est tout aussi – voire plus – polluant, fut moins taxé que celle-ci. Si les techniques ont évolué, les pratiques fiscales, elles, demeurent.

Ce qui s’échappe des pots

La combustion du carburant dans un moteur de voiture conduit à la formation de divers composés solides, liquides et gazeux, formant ce que l’on appelle les « gaz d’échappement ». Certains composés ont une action à l’échelle planétaire (ce sont les gaz à effet de serre, dont le principal est le CO2) ; d’autres affectent la santé humaine, ce sont les polluants dits « locaux ».
La quantité de CO2 émise est, dans des conditions normales de combustion, directement proportionnelle à la consommation de carburant. Ainsi, la combustion d’un litre d’essence dégage 2,36 kg de CO2, celle d’un litre de diesel en dégage 2,63. La quantité et la nature des polluants locaux émis dépendent du type de motorisation [1].

(...)

[1Deux caractéristiques déterminantes sont le procédé d’allumage (commandé ou par compression) et le procédé d’injection (en amont ou en aval des soupapes d’admission).

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