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Publié dans notre magazine n°108 - mars & avril 2015

Les méduses pullulent,
les océans se gélifient


cc Piera Seghetti

Qu’elles piquent les baigneurs ou s’échouent sur nos plages, les méduses font régulièrement parler d’elles. Par vagues. Ces pullulations semblent s’intensifier au point que les scientifiques craignent une gélification des océans.

Les pics de pullulation (ou blooms) des méduses ne datent pas d’hier. « Des traces de blooms […] ont été découvertes dans des couches géologiques de plus de 500 millions d’années », rappellent les auteurs de Méduses, à la conquête des océans [1]. Ces pullulations ont d’ailleurs été relevées à plusieurs moments de l’histoire sans soulever beaucoup d’inquiétudes. Cela devait révéler la bonne santé des océans, pensait-on alors.
Aujourd’hui, elles inquiètent car elles ont des répercussions économiques : sur le tourisme, sur la pêche (les méduses lestent – et abîment – les filets et mangent les petits poissons) ou sur l’industrie (elles pénètrent dans les systèmes de refroidissement des centrales électriques et les paralysent).
Pour Amandine Collignon, docteur ès sciences au Laboratoire d’océanologie de l’Université de Liège, qui a réalisé une thèse sur les méduses, ces pullulations doivent être prises avec des pincettes : « A certains endroits, on se base sur les piqûres rapportées par les baigneurs. Mais s’il fait beau, ces derniers sont plus nombreux. La probabilité de piqûres est donc plus élevée. » On peut en effet se demander s’il y a réellement plus de méduses qu’auparavant ou si on les voit davantage parce que les activités humaines en mer et sur les côtes se sont multipliées.
Toutefois, dans certaines régions du monde, les pics de pullulation sont effectivement de plus en plus rapprochés et les scientifiques craignent une « gélification » des océans. Une expression que l’on doit au savant français Antoine de Réaumur qui « en 1710, évoque une “gelée de mers” pour décrire l’ampleur des échouages de méduses sur les côtes de Poitou », racontent Jacqueline Goy et Robert Calcagno. En Namibie, la gélification est déjà une réalité.
L’explosion du nombre de méduses serait due en premier lieu à la surpêche (…)

=> Lire l’intégralité de ce dossier dans notre magazine.

[1Méduses. A la conquête des océans, Jacqueline Goy et Robert Calcagno, Editions du Rocher, 2014.

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