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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

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Publié dans notre magazine n°109 - mai & juin 2015

Grand entretien

Naomi Klein :
« Pour une bataille idéologique totale »

« Tout peut changer » , affirme Naomi Klein. Tout « doit » même changer, comme elle l’écrit dans son nouveau livre, dense et passionnant. L’auteure de No Logo en appelle à livrer une « bataille idéologique totale » contre l’industrie extractive afin de limiter les dégâts du changement climatique. Imagine l’a rencontrée à Paris.

Nous rencontrons Naomi Klein dans les locaux parisiens de son éditeur Actes Sud, à deux pas de la fontaine monumentale où Saint-Michel terrasse le dragon. Une métaphore idéale pour celle qui entreprend, dans son dernier ouvrage, de mettre à bas le capitalisme, rien de moins. C’est que Naomi Klein n’est pas une théoricienne de gauche comme les autres. En quelques livres, cette Canadienne s’est taillé une réputation d’icône de la gauche mondiale. A l’instar d’un Thomas Piketty, qualifié d’« économiste rockstar », elle trône régulièrement à la une des magazines.
No Logo, son premier ouvrage, paru en 2000, un réquisitoire virulent contre la société de consommation et la « tyrannie des marques », est devenu aussitôt une référence du mouvement altermondialiste, alors en pleine ébullition. La stratégie du choc (2007) creusait le même sillon en examinant comment le capitalisme se nourrit des crises – depuis la guerre en Irak jusqu’au tsunami asiatique – pour étendre ses tentacules aux sphères autrefois protégées. Naomi Klein transpose son crédo anticapitaliste à la question climatique dans son dernier livre, Tout peut changer. Un brûlot, sans doute, mais d’une telle puissance argumentative qu’il pourrait convertir le plus prudent des centristes. « J’ai toujours cru dans une stratégie consistant à faire bouger le centre », nous a-t-elle d’ailleurs confié, quelque peu éreintée, au dernier jour de sa tournée promotionnelle en Europe. Entre un passage sur Radio France et une interview au Monde, la diva des alters a libéré un peu de son temps pour évoquer avec Imagine sa vision de la crise climatique et du capitalisme.

Votre livre arrive à point nommé. Dans quelques mois, ici même, à Paris, des négociations internationales doivent permettre de trouver un accord sur le climat. Dans votre livre, pourtant, vous semblez placer peu d’espoir dans ces négociations. N’avez-vous vraiment aucune foi en la possibilité d’un accord global ?
La trajectoire n’a pas été bonne. Depuis le sommet de Copenhague, les réunions ont été de moins en moins efficaces. Quelques-unes des voix les plus écoutées ont été retirées des différents gouvernements On semble se résigner au fait que les accords seront non contraignants. Je ne dis pas qu’il n’y a aucun potentiel. Mon livre évoque justement une très bonne piste, développée par certains chercheurs, qui montre comment progresser, au sein des Nations unies, sur la base du concept de responsabilité commune et différenciée entre le Nord global et le Sud global. Une telle approche serait à la fois juste et efficace. Mais cette piste n’est pas retenue pour l’instant. Or, les décisions sur les réductions des émissions ne se prennent pas le jour avant le sommet, ni certainement lors du sommet lui-même. Les Etats-Unis ont déjà annoncé, comme la Chine et l’Union européenne, leurs réductions d’émissions. Nous savons que ces engagements sont très loin de ce qui est nécessaire pour maintenir le réchauffement sous les deux degrés. Il est donc important d’être réaliste. Il faut éviter de retomber dans la dynamique de Copenhague, avec un niveau d’espoir totalement fou, qui a été suivi d’une immense déception. Nous devons parler de l’après-Paris dès maintenant (…)

=> Lire l’intégralité de grand entretien de Naomi Klein ici.

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