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Publié dans notre magazine n°Découvrir

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Publié dans notre magazine n°110 - juillet & août 2015

LE LABO

Auroville,
la cité expérimentale

Fondée en 1968 dans le sud de l’Inde, la cité d’Auroville réunit des habitants venus du monde entier et à peu près autant d’Indiens. Reportage dans ce petit laboratoire ballotté entre idéal et compromis.


B.M.

« Je ferais n’importe quoi pour Auroville ! », confie Karishma, une jeune Indienne originaire de Bangalore, dans le bus qui la ramène vers la cité de ses rêves. Fan ou fanatique ? Pour 24 heures sur place, Karishma endure 14 heures de bus : les klaxons à chaque dépassement, les vaches qui bloquent les grands carrefours aux heures de pointe, les publicités géantes qui barrent le paysage…
Karishma vient de terminer ses études, interrompues par quelques mois de volontariat à Auroville. Elle espère vivre un jour là-bas. Pourquoi pas à Bangalore, où elle a grandi avec sa famille ? « Là-bas, les gens sont aveugles, dit-elle. À Auroville, on cherche des façons de mieux vivre. De plus, les gens sont accueillants et disponibles. »
Le lendemain, c’est le marathon annuel d’Auroville. Karishma et ses amis sont bénévoles pour l’organisation. Le ciel est encore rose. Le climat de février est propice à l’effort. Les coureurs viennent parfois de loin, mais la plupart sont là « pour le plaisir », comme le dit le slogan. Entre deux pelotons, ils nous confient leur vision de la petite « cité » et de sa vingtaine de villages.
Alexis, ex-marin letton, est le responsable du stand. Il a l’air taciturne, mais cela ne dure pas. « Auroville a sauvé ma santé ! », affirme-t-il les yeux dans les yeux, tandis que son farceur de fiston lui jette un peu d’eau. « Je travaillais dans la salle des machines de gros bateaux, avec des produits chimiques, dans des chaleurs extrêmes, respirant un maximum de CO2. Quand je suis arrivé ici, il y a 13 ans, mon corps était chargé de poisons. » Le lieu-dit où Alexis et son équipe ont installé le stand porte le doux nom de Sérénité. A Auroville, chaque quartier porte un nom en relation avec les valeurs de la communauté : Vérité, Grâce, Transition, Créativité…
Au cybercafé, une senior demande un ordinateur avec politesse et impatience. Sari rouge, cheveux argentés coupés court, teint caramel, elle semble inquiète. Depuis quand vitelle à Auroville ? « Trop longtemps ! », lâche-t-elle mystérieusement, une fois sa session fermée. La dame a quitté son village du Tamil Nadu pour Auroville il y a presque 25 ans. « Il faut avoir de l’argent pour vivre ici. Tout est cher ! » Elle se ravise : « C’est sûrement lié à ma personnalité… Je ne me sens plus bien ici. » La dame peine à trouver un logement ailleurs, car le contexte d’Auroville rend l’épargne difficile. Sachant que nous cherchons des Belges à Auroville, elle conclut durement  : « Je n’en connais pas… Mais vous trouverez sûrement de meilleurs Belges en Belgique ! »
C’est pourtant une famille sympathique, la famille Deridder, qui nous accueille, deux jours plus tard, dans une grande mais sobre villa du quartier de Kulyapalayam. Tina, de Merksem, et Walter, d’Anvers, sont arrivés en 1978, avec trois enfants. Ceuxci, toujours près d’eux à Auroville, leur ont déjà donné trois petits-enfants. Ces trois générations de Belgo-aurovilliens en disent long sur l’histoire et l’avenir de la « Ville de l’Aurore ».
Luk, le fils aîné du couple, s’est uni à Shanti dans l’un des premiers mariages mixtes de la ville. Ils ont eu deux garçons, de neuf et trois ans. Agnès, soeur de Luk, a épousé Gopal, qui est né en Inde. Ils ont un enfant. « L’une des raisons pour lesquelles nos enfants se sentent bien ici, c’est qu’ils ont (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage (4 pages) dans notre magazine.

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