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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°111 - septembre & octobre 2015

L’économie du partage :
corévolution et
capitalisme 2.0

Transport, hébergement, loisirs, tourisme, épargne… L’économie dite « du partage » a désormais investi toute la société. Une fulgurante révolution qui s’appuie sur trois piliers : l’extension des réseaux sociaux, la crise économique et l’esprit collaboratif. Derrière ce modèle hybride – qui va de la plateforme locale et solidaire à la multinationale de type Uber – se nichent de formidables opportunités (création d’emplois, moins de ressources utilisées, renforcement des liens sociaux…), mais aussi d’inquiétantes dérives (dérégulation, monopole, évasion fiscale…) liées à ce capitalisme 2.0.

« Posséder, c’est dépassé », sourit Marie, 32 ans. Pour cette enseignante bruxelloise, l’essentiel de la consommation passe désormais par la revente et l’achat en seconde main, la location à court terme, le don, le troc… Le tout via le net, principalement. « Que des bons plans anticrise, avec comme philosophie de vie : utiliser seulement ce dont j’ai besoin ! », précise la jeune femme.
Marie, comme des millions de citoyens à travers le monde, s’inscrit désormais dans cette fameuse économie dite « du partage », « collaborative  » ou « à la demande », basée sur la mise en circulation de biens et de services et la production de valeurs en commun.
Du covoiturage à l’achat groupé, du vide-dressing aux outils partagés, de l’échange de maisons aux prêts financiers entre particuliers, ce secteur est en plein essor – selon une récente étude de PWC, son chiffre d’affaires global devrait atteindre près de 335 milliards de dollars d’ici à 2025, contre 15 milliards l’an dernier. Ainsi, il ne se passe pas une semaine sans que naisse une nouvelle plateforme web inédite. Récemment, le magazine Time classait cette sharing economy parmi les dix grandes idées « qui vont changer le monde ». Aux USA, la thématique s’est invitée dans la campagne présidentielle : à la mi-juillet, Hillary Clinton a déclaré que ce type d’économie « crée des opportunités passionnantes et libère l’innovation », tout en précisant qu’elle pose aussi des « questions difficiles », notamment en termes de protection du travail.
Dans un avis récent, le Conseil économique et social européen a estimé que ce secteur pourrait rendre notre marché « plus équilibré et plus durable » et davantage « en harmonie avec notre planète sur le plan environnemental ».
Aux quatre coins du monde (Séoul, Barcelone, Portland…), le projet « Ville qui partage » (« Sharing City ») est en plein développement. Plus près de nous, un réseau d’ONG flamandes, à la pointe dans ce domaine, a publié « 65 mesures pour l’économie collaborative dans une Flandre résiliente  ». Bref, plus personne ne conteste aujourd’hui la corévolution en marche et ses formidables potentiels.
« C’est une force de changement à la fois enthousiasmante et menaçante », tempère Gaëtan Vanloqueren, professeur invité à l’Ichec.
En effet, derrière les atouts du collaboratif (moins de biens, plus de liens ; un réseau horizontal, de pair à pair ; une mutualisation des ressources ; des communautés d’intérêt local…) se cache aussi une économie « de la rente », comme l’appelle Anne-Sophie Novel, blogueuse spécialisée. Un système marchand 2.0 à la fois (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 11 pages consacré à l’économie collaborative avec le récit « d’une semaine peer-to-peer » de Karim et Elsa, des projets belges novateurs et une analyse critique du phénomène.

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