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Agir


Publié dans notre magazine n°Agir

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Publié dans notre magazine n°111 - septembre & octobre 2015

La belle économie

Le lin wallon s’arrache en Chine

C’est une fibre naturelle millénaire aux applications multiples et innovantes. En Wallonie, l’unique teilleur en activité exploite de 800 à 1 000 hectares de lin, de Liège à Bavais, et exporte l’essentiel de ses fibres vers… la Chine.

C’est à la fois une matière noble, une espèce végétale généreuse et une fleur fascinante. Mais le lin est aussi une plante durablement ancrée dans notre histoire. Ainsi, en 200 avant J.-C., Plaute écrivait : « Linnæ cooperta est Gallia », la Gaule est couverte de fabriques de toiles. De leur côté, les Vikings l’utilisaient pour leurs voiles de bateau. Napoléon, lui, offrait une prime à la plantation de cette espèce afin d’assurer la fabrication de tentes pour ses soldats. Et durant la révolution industrielle, la croissance de sa production explosa.
En Belgique, sur les rives de la Lys, The Golden River, les industries linières ont alors fleuri. La douceur et la température idéales de la rivière en permettaient le rouissage. On l’immergeait dans des bacs, afin de séparer la surface fibreuse de l’intérieur ligneux et permettre ainsi l’extraction des fibres, que l’on battait et peignait ensuite. Les Flandriens prospéraient. Courtrai était alors La Mecque du textile…
Si la technique fut, historiquement, maîtrisée au nord du pays, les terres wallonnes convenaient également. En Hesbaye, on en trouve d’ailleurs des traces ancestrales. Ainsi, au moulin du Stwerdu, à Fallais, on fabriquait du mastic en broyant la craie du sous-sol pour la mélanger à de l’huile de lin… C’est à quelques kilomètres de ces plateaux chargés d’histoire, à Vaux-et-Borset, qu’un agriculteur téméraire a choisi de ressusciter le travail du lin. Là où, il y a dix ans encore, la famille cultivait des betteraves. Il est aujourd’hui le seul en Wallonie.
« On voyait les liniculteurs flamands venir chercher de la main d’œuvre et des terres par chez nous… On a donc décidé de se lancer », raconte Pol-Albert Marchandisse. Avec ses deux fils, ils se sont formés. En autodidactes. Ils ont visité des usines, fait des rencontres et acquis les connaissances. Ils ont (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : N.D.

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