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Prendre le temps


Publié dans notre magazine n°Prendre le temps

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Publié dans notre magazine n°111 - septembre & octobre 2015

Grand entretien

Boris Cyrulnik :« L’action est
le meilleur tranquillisant qui soit »

Auteur des Âmes blessées, le neuropsychiatre Boris Cyrulnik est le témoignage vivant de la possibilité d’une renaissance après un désastre. Rencontre avec un penseur à la croisée des chemins (neurobiologie, psychologie, culture…) qui nous rappelle combien l’homme est un va-et-vient perpétuel entre lui-même et son environnement.

Boris Cyrulnik, peut-être pouvons- nous commencer cet entretien par les thématiques sur lesquelles vous travaillez depuis de longues années et que vous avez en quelque sorte rendues « populaires », c’est-à-dire l’attachement et la résilience. Comment résumer cette théorie de l’attachement ?
– Qui peut vivre sans attachement ? Un bébé n’a aucune espérance de vie sans attachement ! S’il n’a pas cette proximité corporelle, il meurt. Pour un adulte c’est banal, mais pour un enfant c’est vital. C’est aujourd’hui étudié scientifiquement, notamment du point de vue biologique. Un tel attachement se poursuit tout au long de la vie : même chez des personnes âgées atteintes d’Alzheimer, des mimiques, des colères prouvent que l’attachement existe encore.
Il se construit par le biais des transactions entre ce que nous sommes et ce que nous avons autour de nous. Il se transmet dans la niche sensorielle où vit le bébé, mais qui est étonnamment structurée par l’histoire de ses parents, par la culture du lieu, de l’époque. L’attachement est donc à la fois affaire de biologie, d’histoire et de psychologie des parents, et d’histoire culturelle. Raisonner avec l’inné et l’acquis n’a plus guère de sens…

L’éthologie, l’étude des comportements animaux, a été fondatrice de cette théorie.
– C’est en partant des animaux que l’hypothèse a effectivement été formulée pour les humains. Elle a ensuite été confirmée par la neuro-imagerie. On a fait des observations du milieu naturel et réalisé des expérimentations auprès des animaux pour éclairer ensuite le milieu humain. Sans attachement, un animal subirait des altérations biologiques, notamment cérébrales, et mourrait.

On comprend bien que l’enfance (et même la prime enfance) est un moment capital. Est-ce à dire que tout se joue avant six mois comme on l’a souvent entendu ?
– Tout se joue avant 120 ans… Les premiers mois, et même la fin de la grossesse, sont importants mais pas décisifs : c’est certes la première année que se mettent en place les connexions synaptiques, mais la résilience est possible. Si on est un « mal parti de l’existence », on peut repartir d’un bon pied plus tard.
Etonnamment, la première résilience à se manifester est neuronale. Elle se produit dès (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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