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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°112 - novembre & décembre 2015

Politique, par Vaïa Demertzis du Crisp

Vive la solidarité européenne !

De l’agreekment – qui a mis temporairement fin à la crise de la dette grecque en juillet dernier – aux récents sommets européens pour gérer la crise de l’asile, une expression revient au premier plan dans les débats : « solidarité européenne ». Elle est pourtant sujette à interprétation.


Brisons d’emblée un mythe : la solidarité n’est ni naturelle, ni universelle. Bien au-delà du sentiment moral auquel elle est parfois réduite dans les médias, la solidarité est fondée sur la reconnaissance d’une interdépendance sociale : elle relève à ce titre de la construction du lien social entre les individus. On est solidaire lorsqu’on partage un destin commun. Celui-ci peut être bâti sur un sentiment d’appartenance collective (on partage une même identité) ou sur des intérêts communs (on parle alors d’utilité partagée). C’est bien dans l’articulation entre la responsabilité individuelle et collective que se joue la solidarité : jusqu’à quel point, envers qui et sur quel critère un groupe entend-il assumer une responsabilité commune ?

Organisée par l’État
Depuis la formation des États européens au 17e siècle, la définition des frontières de la solidarité est un enjeu politique constant : de qui sommes-nous solidaires hic et nunc ? Au 19e siècle déjà, le sociologue Émile Durkheim soutenait que la solidarité pouvait naître tant des similitudes entre les individus que de leurs différences. On peut ajouter que la solidarité peut aussi bien favoriser l’égalité entre tous que l’exclusion d’une partie importante de la population, au nom de la solidarité nationale par exemple.
Dans nos sociétés industrielles modernes, la solidarité n’a pas vu le jour spontanément, il a fallu l’organiser à travers des institutions créées par les États. La mise en place des mécanismes de solidarité, comme la sécurité sociale illustre alors les approches différentes quant aux moyens utilisés et aux objectifs visés : favorise-t-on la solidarité avec les plus pauvres ? Celle-ci s’appuie-t-elle sur l’impôt versé par tous les contribuables selon différents critères liés à leurs types de revenus ? Ou au contraire sur les cotisations sociales perçues uniquement dans le cadre du travail salarié (laissant de ce fait certains groupes sociaux en dehors du système) ? (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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