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Apprendre


Publié dans notre magazine n°Apprendre

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Publié dans notre magazine n°112 - novembre & décembre 2015

Du Nord au Sud
et à l’envers

Chine : toxiques affaires

En 2014, les accidents industriels ont tué plus de 68 000 personnes en Chine. Avec une croissance ultrarapide, des usines implantées en zones urbaines, une pollution omniprésente et une corruption généralisée, la Chine n’est pas à l’abri d’autres catastrophes comme celle survenue le 12 août dernier à Tianjin.


D.R.

173 morts, 700 blessés, des milliers de logements endommagés, un nuage de cyanure projeté au-dessus d’une agglomération de 14 millions d’habitants : le double incendie qui a ravagé, le 12 août dernier, des entrepôts de produits toxiques dans le port de Tianjin, au nord-est de la Chine, est venu rappeler les lourdes failles de sécurité qui minent le secteur industriel dans l’Empire du Milieu.
« Tianjin n’est qu’une fraction du problème, assure Sébastien Breteau, président d’AsiaInspection, une société spécialisée dans le contrôle de la qualité des usines en Asie. En 2014, les accidents industriels ont tué plus de 68 000 personnes, de l’aveu même du Bureau des statistiques chinois. Cela représente 186 tués par jour, c’est énorme. D’après l’Organisation internationale du travail, la Chine concentre 20 % des accidents de travail enregistrés dans le monde. »
L’accident de Tianjin est d’autant plus révélateur qu’il a secoué une ville réputée moderne située aux portes de Pékin, la capitale, là où la sécurité est en principe optimale. AsiaInspection – qui évalue sur une échelle de 10 les normes éthiques et environnementales des usines (y compris les conditions de sécurité) – estime qu’avec une note moyenne de 7,3, les industries de la riche région du Guangdong sur la côte orientale sont les plus sécurisées du pays. Mais la sécurité se dégrade à mesure que l’on s’éloigne des côtes, pour tomber à 5,1 dans le Xinjiang, région de l’extrême ouest du pays, frontalière avec l’Afghanistan et le Kazakhstan.
Cette insécurité n’est pas due (...)

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Kivu : minerais sous contrôle

Au Kivu, dans l’est du Congo, la contrebande de minerais entretient depuis 20 ans une guerre interminable. Progressivement, le gouvernement congolais reprend le contrôle de ces mines, coupant ainsi les milices de leurs financements et libérant enfants et femmes enceintes du lourd travail de creuseur.


J.-F.P.

Il faut emprunter un sentier qui dévale la colline escarpée, franchir un pont de bois rudimentaire, puis remonter une ruelle qui surgit de nulle part, avec des étals chargés de produits de base : savons, piles, biscuits, lampes frontales, etc. Au bout de cette allée si étroite que deux hommes ne peuvent s’y croiser apparaît la mine d’or de Kadumwa, l’une des principales exploitations artisanales du Sud-Kivu, située à 80 kilomètres de Bukavu, une capitale régionale du Congo. Des dizaines d’orpailleurs s’affairent sur les terrasses boueuses du site. Certains sont très concentrés, arc-boutés sur une bassine qu’ils vident consciencieusement de sa glaise jusqu’à obtenir par décantation quelques paillettes d’or. D’autres peinent visiblement à la tâche, soulèvent leur pelle en grimaçant, exaspérés par la chaleur et la boue qui imprègne leurs vêtements. D’autres enfin, toisent le visiteur et rient bruyamment. La mine laisse s’échapper une nuée de porteurs partis rejoindre, un sac de boue sur la tête, le centre de nettoyage installé dans une vallée parallèle. L’ambiance électrique qui règne sur le site est encore accentuée par la musique techno qui monte d’un commerce situé dans la minuscule ruelle. Une mine d’or avec ses premiers de classe, ses boute-en-train et ses souffre-douleur qui offrent les mille visages de l’adolescence Car ici, à Kadumwa, pratiquement personne n’a plus de 18 ans. « Un creuseur, même très jeune, peut se faire entre (...)

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